À propos du devoir de mémoire

11 novembre 2015 à Reyniès (voir le diaporama en galerie photos de l'ANOCR 82)

            L'année dernière, en 2014, s'est ouvert le cycle du centenaire de la guerre 14-18. À cette occasion, la ville de Reyniés a organisé une exposition sur cet événement et décidé de célébrer cet anniversaire en fin d'après-midi pour bénéficier du concours des porte-drapeaux, tous hypothéqués le matin dans les différentes cérémonies.

À l'issue de l'hommage aux morts, un exposé sur la guerre 14-18 était proposé aux participants avec pour thème le rappel des lieux où étaient tombés les Reynièsiens victimes de ce conflit. Cette forme de commémoration ayant été appréciée, le Maire du Village, Monsieur Claude VIGOUROUX a demandé aux organisateurs de la cérémonie de 2014 de la reconduire en 2015 dans le même esprit. C'est ce qui a été réalisé.

            La conclusion de l'exposé de l'année dernière donnait la parole au monument aux morts : «Passant, n'oublie pas, n'oublie jamais que le nom des 28 Reyniésiens gravé dans ma pierre sont morts pour que vive la France».
            Cette année, après une remise de décorations et le dépôt des gerbes par le Préfet de Tarn-et-Garonne, Monsieur Jean-Louis GERAULT et par Monsieur Jean-Louis CARRAT, Président des Anciens combattants de la commune, 28 roses rouges à la mémoire et en hommage aux 28 Reyniésiens morts pour la France, étaient déposées au pied du monument par les enfants des écoles.

            L'exposé préparé et présenté par le Colonel (er) Gilles LATTES avec la complicité du Maire, Monsieur Claude VIGOUROUX et la participation de Madame Claire DUFOUR, Conseillère Municipale et membre de l'équipe communication, proposait de revoir les événements qui s'étaient déroulés il y a maintenant 100 ans. Cette plongée dans le passé nous a ramenés au 11 novembre 1915 et rappelé les temps forts qui ont marqué notre pays depuis la mobilisation générale du 2 août 1914.

Ainsi, ont été évoquées: la bataille aux frontières, la bataille de la Marne, la course à la mer, la mise en place de la guerre des tranchées. Puis, à partir de 1915, l'expédition des Dardanelles et de Salonique, la bataille en Artois et la bataille de champagne. En conclusion, il a été donné rendez-vous aux auditeurs au 11 novembre 2016 pour l'évocation de l'année 1916.

            Monsieur le Préfet-de-Tarn et Garonne et son épouse, Madame BARREGE, Maire de Montauban et Vice-présidente du Conseil départemental, les Conseillers départementaux et les Maires des communes voisines assistaient à cette présentation. Le général GAUTIER et son épouse, le Commandant PIERQUET, le Capitaine BONNET, tous membres de l'ANOCR étaient également présents pour soutenir leur Président qui les en remercie.

01 Le maitre d'oeuvre 05 Les autorites 08 Remise decorations 11 Message Col Lattes
 Le Maître d'oeuvre  Les autorités  Remise de décorations  Message du COL LATTES
12 Message Prefet 16 Remerciements portes drapeau 18 conference 20 Conferenciers
 Message du Préfet  Remerciements aux porte-drapeaux  La conférence  Les conférenciers

Gilles Lattes

Situation en centre afrique

Castres. Colonel Vincent Tassel du 8e RPIMa

ColonelTassel 

En mission en Centrafrique depuis octobre, le colonel Tassel, chef de corps du «8», évoque pour nous la situation là-bas et la vie du régiment. Interview exclusive.

            Le colonel Vincent Tassel commande le Groupement tactique interarmes (GTIA) Amarante de l’opération Sangaris en République Centrafricaine. Il nous a accordé une interview exclusive

 

            Colonel, pouvez-vous nous faire un point de situation ?

            Tous les gars du «8» sont à Bangui à l’heure où je vous parle, sauf un petit détachement qui est à Bossangoa dans le Nord du pays où ils assurent l’échelon de commandement des forces françaises qui y sont déployées. Lors de l’annonce du départ du chef d’état de la transition, nous avons immédiatement déployé un dispositif massif en centre-ville à titre préventif, dispositif que nous maintenons ou allégeons en fonction de la situation. Aujourd’hui, nous faisons face à une situation tendue où les rancœurs et haines accumulées depuis plusieurs mois sont en train de ressortir. C’est pourquoi nous nous déployons massivement dans Bangui, à pied comme en véhicule, afin de ramener un niveau de sécurité minimal. Nous conduisons un effort particulier sur deux arrondissements de Bangui qui concentrent la majorité des actes de violences. Si je devais vous résumer la vie d’un para du «8» en Centrafrique sur une journée depuis le début de notre mission, elle serait longue : patrouilles, check-points, contrôle du non-armement de la population, prises à partie avec riposte, protection de ressortissants en liaison avec l’ambassade, actions de désarmement, discussions avec la population tantôt amicale, tantôt hostile, parfois avec la même foule qui peut en quelques minutes changer d’attitude, interventions pour faire cesser un pillage ou une exaction, organisation d’une réunion avec les chefs de quartier, les autorités religieuses (chrétienne comme musulmane), premiers soins prodigués à des civils blessés, interventions pour faire lever une barricade en feu, escortes d’ONG pour leur permettre d’aller travailler et enfin retour au camp pour quelques heures de repos ! Elles seront courtes car on entend déjà à la radio le PC du régiment qui nous demande de «passer en QRF 5 minutes» : c’est-à-dire d’être prêt à quitter le camp en moins de 5 minutes. La nuit, elle, sera encore longue ! Bien sûr, toutes les journées ne sont pas comme celle-là ; nous avons des périodes d’accalmie où la vie reprend un cours normal dans Bangui. Nous nous concentrons alors sur la remise en condition des hommes et des matériels ainsi que sur des actions plus ciblées auprès de la population et des autorités pour relancer le dialogue et encourager les déplacés à retourner dans leur quartier.

            Quel état d’esprit à ce jour ?

> > L’état d’esprit des hommes est excellent et toujours concentré sur la mission même si la fatigue commence à se faire sentir. Nous gardons bien sûr en mémoire le sacrifice de nos deux camarades Antoine Le Quinio et Nicolas Vokaer.

            D’autres missions ?

            Pas vraiment, mais nos missions comportent des activités très variées, dont : apporter les premiers soins à des civils blessés, discuter et planifier avec les ONG ou encore rencontrer les maires, chefs de quartier, iman et prêtres. Le GTIA a eu aussi à effectuer déjà trois accouchements dans les rues de Bangui.

            Y a-t-il le temps pour des moments plus «perso» ?

            Oui bien sûr ils existent, même s’ils ne sont pas forcément très nombreux. Chacun se détend comme il peut, devant son ordinateur ou la télé, autour d’une bière ou d’un Gino (le soda local) frais le soir à la popote. Nous avons parfois le temps de faire un peu de sport, cela permet aussi d’évacuer le stress. Enfin, les naissances et les anniversaires rythment, lorsque c’est possible, la vie des sections. Ces événements permettent aussi de partager ce que nous recevons dans les colis. Et nous suivons les matches du CO lorsque nous le pouvons.

            Des blessés ? Des rapatriés ?

            Nous avons eu quelques blessés légers liés uniquement à des entorses ou des traumatismes sonores. Il y a toujours des rapatriements que cela soit pour raisons professionnelles, familiales ou disciplinaires et cette mission n’a pas dérogé à la règle.

             Conditions de vie très rustiques

            «Les conditions de vie ici sont rustiques, comme toujours lors des ouvertures d’opérations, ou quand les effectifs sont multipliés par quatre en l’espace de quelques jours, comme c’était le cas en Centrafrique. Cela implique de gros défis logistiques pour faire face aux problématiques basiques d’eau et de sanitaire. Une partie est logée en dur - nous avons serré au maximum dans les chambres - le reste sous tentes. Nous avons mis en place un système de rotation pour l’ordinaire (1 jour sur 3), le reste du temps, nous sommes en ration avec quelques améliorations comme des légumes, des pâtes et du riz. Je ne m’étendrai pas sur la chaleur (35° à l’ombre en moyenne), ni sur la latérite, cette terre de couleur rouge qui finit par colorer les treillis que nous portons. Nous avons un système de lavage du linge (une fois par semaine) et nous pouvons prendre au moins une douche par jour quand nous ne sommes pas sur le terrain, Enfin, le foyer fonctionne et les compagnies ont pu s’aménager une petite popote.»

 

60° anniversaire du soutien aéromobile à Montauban (cliquer)

01 Colonel Prigent Le Colonel PRIGENT, commandant le 9ième Bataillon du Soutien Aéromobile du Matériel a souhaité marquer les soixante ans de présence de l’ALAT à Montauban.
02 General Gourlez de la Motte

La cérémonie militaire était présidée par le Général de Division Olivier GOURLEZ de la MOTTE, Commandant l’Aviation Légère de l’Armée de Terre en présence de Monsieur DELVERT, Secrétaire général, Sous-préfet de l’arrondissement de Montauban, représentant Jean-Louis GERAULT, Préfet de Tarn-et-Garonne.

La musique des parachutistes présente était aux ordres du chef de musique KHOURDA

3b Ensemble des autorités [800x600]

Parmi les autorités et personnalités civiles, étaient  présentes Madame Geneviève LECOINTRE-BOURJADE, petite nièce du capitaine Léon BOURJADE, Madame Monique VERGÉ, fille du Capitaine VERGNES, Monsieur François BONHOMME, Sénateur de Tarn-et-Garonne et Maire de Caussade, Madame Monique BAREGES, Maire de Montauban, Monsieur Yvon COLLIN, Sénateur de Tarn-et-Garonne, Monsieur Jacques MOIGNARD, Député de Tarn-et-Garonne, Madame Valérie RABAULT, Député de Tarn-et-Garonne, Général de Division Christophe de GOUTTES, Commandant la zone terrestre.

03 Les invites sur la tribune

 

           La tribune

 

 

 

La cérémonie comprenait successivement :

          - Une remise de décorations :

04 Ensemble des decores

Au titre de la médaille de la Défense nationale, échelon or :

     - L’Adjudant-chef Jean-Pierre LEGER

     - Le Brigadier-chef Aline BERTAUD

Au titre de la médaille de la Défense nationale, échelon bronze :

     -Le Maréchal des logis-chef David WEMAERE

     - Le Maréchal des logis Geoffrey PANSERI

 - La lecture d’un ordre du jour ;(cliquer)

- L’inauguration de la stèle du Capitaine Léon BOURJADE;

- Les évocations historiques des Capitaines Léon BOURJADE

                                                               et Jean VERGNES ;

08 Depot de gerbe - Trois dépôts de gerbes en hommage au Capitaine BOURJADE, au Capitaine VERGNES et aux personnels du 9ième BSAM, décédés en service ;

- Une reconstitution historique concernant Jean VERGNES ;

- Le passage aérien de deux d’avions PILATUS du bataillon clôturait la première partie de la manifestation. Ces avions, entrés en service en 1992, sont mis en œuvre par les pilotes de l’ALAT à Montauban. Ils effectuent des missions de transport de fret et de transport de passagers et de parachutage.

Deuxième partie, inauguration d'un bâtiment de stockage pour hélicoptères 

- Transport des autorités sur l'emplacement du hangar :

13 Transport des autorites1 14 Transport des autorites 2 15

- Inauguration :

Un bâtiment de stockage pour hélicoptères de nouvelle génération était inauguré et livré au 2ième Groupement des Approvisionnements du 9ième BSAM. Fort de ses  3500 mètres carrés d’espace de stockage, il va permettre au Bataillon de relever les nouveaux défis logistiques qui lui incombent au sein d’une Aviation Légère de l’Armée de Terre en pleine expansion. L’aérocombat, mis en avant sur tous nos théâtres d’opération modernes, est soutenu par la logistique du Bataillon de Montauban en sa qualité de magasin unique des rechanges aéronautiques terrestres.

20150914 Senard

Ce bâtiment, nouvellement sorti de terre, porte comme nom de baptême « Colonel SENARD »(cliquer).

Les états de service de cet officier prestigieux étaient présentés durant la cérémonie.

 17  18 Inauguration 20 Exposition  21a Photographe exposition 

Présentation par le CNE LAGARRIGUES responsable de l'exposition

 Coupure du ruban par les autorités civles et militaires  L'exposition  Mme BREDEAUX Cécile photographe réalisatrice de l'exposition
19 Cocktail     Un cocktail, généreusement garni, clôturait cette manifestation.

Origine documentaire :

   - Documents supports du 9ième BSAM

   - Reportage photographique de Mme Cécile BREDEAUX, stagiaire pendant 2 mois et demi au 9ième BSAM

Mise en page :

   - Général (2Son) Alain GAUTIER

 

 

 

                               Chronique d'une mort annoncée - le Pharo

Article écrit par le Médecin-en-chef Yves PIRAME,02 pirame G

ancien médecin des Troupes Coloniales,

dans "Le courrier des lecteurs" en octobre 2011

Médecin-en-chef PIRAME

Ancien du Pharo, et même grand ancien (promotion 1955), je désirerais renchérir sur mon jeune camarade le médecin général inspecteur Francis KLOTZ.

J'étais aux 17èmes Actualités du Pharo pour la dernière édition.

Partagé entre une immense tristesse et la rage d'un gâchis inouï.

Ainsi au prétexte de misérables économies, alors qu'il y a tant d'argent pour les tonneaux des Danaïdes de clientélismes qu'il ne faut pas nommer, il se sera trouvé des responsables français pour rayer de nos atouts un tel patrimoine !

Il est devenu de bon ton de décrier l'action de la France outre-mer, le psittacisme anticolonial n'épargnant même pas maintenant nos savants et nos médecins.

Mais avant sa disparition, il faut rappeler une ultime fois que l'Institut de Médecine Tropicale du Service de Santé des Armées, dont la liquidation honteuse n'est plus qu'une question de mois, est l'héritier de la glorieuse Ecole d'Application du Service de Santé des Troupes Coloniales qui ouvre en 1905 à Marseille dans le quartier du Pharo. De là le nom sous lequel elle sera en son temps universellement connue.

A la fin du XIXème siècle l'expansion coloniale de la France s'accompagne d'une action médicale ambitieuse assignée à partir de 1890 à un corps civil de santé des colonies. Les difficultés de sa gestion entraîneront sa militarisation et son rattachement aux Troupes coloniales dont il devenait en 1903 le service de santé. La prise en considération des conditions particulières de l'exercice outre-mer conduisit à mettre en place un enseignement pratique approprié. Ce fut à Marseille. Le 1er février 1907, l'Ecole d'application du service de santé des Troupes Coloniale accueillit sa première promotion de 42 médecins et 4 pharmaciens. Suivront des milliers de praticiens qui seront les artisans du développement sanitaire que vont trouver les états devenus indépendants.

Lorsque j'ai quitté le corps en 1976, la France avait les moyens d'envoyer, à travers le vaste monde, huit cents des nôtres, et des centaines de VSN et de VAT. De nos jours pratiquement plus personne. Les armées ne sont plus le vivier des tropicalistes de terrain qui faisaient le succès de l'enseignement dispensé au Pharo.

Et pourtant existe-t-il un autre exemple d'un fléau millénaire dont les vainqueurs avaient la même et unique origine, comme ce fut le cas de la peste avec Alexandre Yersin pour la découverte du bacille, Paul-Louis SIMOND pour la transmission par la puce, Georges GIRARD et Jean-Marie ROBIC pour le premier vaccin ? Ils étaient tous les quatre des médecins des Troupes Coloniales. Pas un Prix Nobel pour aucun de cette phalange bienfaitrice de l'humanité. Il est vrai que le médecin militaire Alphonse LAVERAN avait déjà été en 1907 le premier Français à le recevoir pour sa découverte de l'hématozoaire du paludisme le 6 novembre 1880 dans le sang d'un fiévreux à l'hôpital de Constantine en Algérie.

Comme l'écrivait le premier doyen de la jeune faculté de médecine de Dakar, le Professeur Maurice PAYET, il y a bien longtemps :
Qui a fait mieux, et où ?

Au train où ceux qui sont aux affaires se débarrassent de l'héritage colonial, conservera-t-on au moins les noms de Paul-Louis SIMOND et d'Eugène JAMOT, le pionnier légendaire de la lutte contre la maladie du sommeil, aux allées menant aux bâtiments historiques de l'ancienne Ecole d'application ?

Après la fermeture de l'Ecole de Santé Navale, la France persiste et signe.

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