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LA GUERRE AU

XXème SIÈCLE

Conferencier

Cette conférence a été préparée et prononcée par le Colonel Gilles LATTES à l'ocasion de l'assemblée générale de la Fédération Maginot de Renyès le 12 mars 2017

«Nous sommes en guerre» nous dit-on depuis quelque temps. En réalité, depuis plus de 100 ans le Monde n'a pas connu un seul jour de paix. C'est en m'inspirant d'un ouvrage écrit par l'historien Pierre VALAUD qui a pour titre «La guerre au XX° siècle» que l'idée m'est venue d’évoquer ce siècle d'affrontements incessants qui expliquent et éclairent, en partie, le Monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.

Nous avons puisé dans notre riche vocabulaire des qualificatifs pour caractériser toutes ces guerres: nationaliste, impérialistes, idéologiques, mondiales, totales, génocidaires, coloniales, de libération, froide, nucléaire, terroriste......Quel que soit le nom qu'on leur donne toutes ces guerres ont malheureusement bien existé et énormément évolué dans leur forme. Pour nous, Français, nous aurions tendance à penser et à ramener ces conflits à la Première et seconde guerre mondiale, suivis des guerres dites coloniales (Indochine et Algérie) dans lesquelles notre pays était engagé. Or l'enjeu reste pour les grandes puissances la domination mondiale. Parmi les différents acteurs qui apparaissent dans l'orientation de l'histoire on cite le Royaume Uni, la France et l'Allemagne principalement au début du siècle. En fait ce sont les États-Unis, le Japon, la Chine et la Russie qui mènent les débats, en particulier dans le Pacifique. En allant «explorer» les différents sites internet traitant de la question je me suis demandé s'il était possible de traiter de la guerre au XX° siècle tant les conflits sont nombreux. J'en ai dénombré plus de 150. Ne traiter que ceux dans lesquels notre pays était impliqué serait un peu trop restrictif encore qu'ils mériteraient d'être exposés d'autant que nous avons été et sommes engagés dans de nombreux conflits.

En un peu plus d'un siècle de guerres quasiment ininterrompues le monde a vu une évolution radicale de ses centres stratégiques. Alors que l'Europe se pensait au centre de celui-ci c'est ailleurs que se dessinait un nouvel ordre mondial, celui auquel nous sommes confrontés aujourd'hui. Pour tenter de comprendre cette évolution nous avons retenu quelques dates- clés de conflits dont les conséquences nous permettent de mieux appréhender le monde dans lequel nous vivons.

La guerre russo-japonaise déclenchée en 1904 pour le contrôle de la Mandchourie (Ici en vert sur la diapo   au Nord-est de la Chine et au Nord de la Corée) constitue un fait majeur sur la scène internationale La guerre russo-japonaise se fit à travers deux batailles: la bataille navale de Tsushima, où l'escadre russe de la Baltique cherchant à atteindre Vladivostok fut détruite en quelques heures (27-28 mai 1905) et la bataille terrestre de Port-Arthur (port et territoire chinois cédé à bail à la Russie en 1898. A mi-hauteur à gauche sur la diapo)).

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 Ce conflit, excentré et exotique par rapport aux rivalités directes entre nations européennes, s'avère gros de conséquences pour l'avenir: le Japon de «race jaune» comme première nation «non blanche» entre dans le cercle des grandes puissances dites modernes (pour employer le vocabulaire de l'époque). Sa victoire encouragea les nationalistes asiatiques qui suscitèrent des troubles en Inde (1906-1907) et en Indochine (1908). Elle permit au Japon d'étendre son protectorat en Corée qu'il annexe en 1910.

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1911: La révolution Xinhai en Chine qui soulève tout le pays amène  Sun Yat Sen au pouvoir. Ce dernier, élu Président le 25 décembre 1911, proclame la République de Chine le 1er janvier 1912. C'est l'acte de naissance de la future puissance.

 1912-1913: Première et deuxième guerre balkanique.

Les guerres balkaniques ou guerres des Balkans sont des conflits qui ont divisé les Balkans dans les années 1912 et 1913. Elles sont à l'origine de la Première guerre mondiale. Le Congrès de Berlin en 1878 voulait préserver l'Empire Ottoman  dont l'emprise apparaît ici en marron  sur cette diapositive. Afin de contrer l'influence de la Russie et de la Grèce le Congrès n'autorise que de petits États, faibles et rivaux et inaugure ce processus de fragmentation politique que l'on a appelé la "balkanisation". qui débouche sur les Guerres balkaniques et servira plus tard de modèle à la dislocation de la Yougoslavie dans les années 1991-96. Nous verrons que les accords imposés sont de véritables bombes à retardement.

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La Première Guerre balkanique d'octobre 1912 à mai 1913 opposa la Ligue balkanique composée de la Serbie, la Bulgarie, la Grèce et le Monténégro à l'Empire ottoman. La ligue en supériorité numérique fut rapidement victorieuse et, à la fin de cette guerre se partagea la quasi-totalité des anciens territoires européens de l'Empire ottoman,  mais en Macédoine située au Sud Est de la Serbie, la Bulgarie s'estima lésée par ce partage, ce qui provoqua la Deuxième Guerre balkanique.

La Deuxième Guerre balkanique du 16 juin au 18juillet1913  opposa la Bulgarie à ses anciens alliés, la Serbie et la Grèce, et la Roumanie. La Bulgarie demanda un armistice et dut renoncer à ses revendications, céder une partie de ses gains à la Serbie, à la Grèce et à l'Empire Ottoman et en plus céder une partie de son territoire initial à la Roumanie.Notons au passage que la création de l'Albanie lésait les Serbes d'un accès à la mer.  Situation comparée des partages opérés après les 2 guerres. Les nouvelles frontières dénotent d'un profond changement qui explique le profond mécontentement des pays lésés et aussi le renversement des alliances.)

Mais l'histoire de ces territoires ne s’arrête pas là. On peut dire qu'il y a eu une troisième guerre balkanique qui s'est déroulée entre 1991 et 1999 affectant les six républiques de la défunte République fédérale socialiste de Yougoslavie. 

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Ces conflits opposèrent différents groupes ethniques ou nations de l’ex-Yougoslavie. Leurs causes sont religieuses], politiques, économiques, culturelles et ethniques. On estime que leur bilan humain s'élève à 300 000 morts dont deux tiers de civils, s'accompagnant de 4 millions de personnes déplacées]. Beaucoup des principaux personnages clés impliqués furent ou sont poursuivis pour crimes de guerre.

Notons que le théâtre de ces guerre reste un point chaud au cœur de l'Europe.

Diapositive12 De 1914 à 1918: Première Guerre mondiale.

 

 La Première Guerre mondiale est un conflit impliquant dans un premier temps les puissances européennes et s'étendant ensuite à plusieurs continents.

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Considérée comme un des événements marquants du XXe siècle, cette guerre parfois qualifiée de totale a atteint une échelle et une intensité inconnues jusqu'alors. Elle a impliqué plus de soldats, provoqué plus de morts et causé plus de destructions que toute autre guerre antérieure. Plus de soixante millions de soldats y ont pris part. Pendant cette guerre, environ dix millions de civils et militaires sont morts et environ vingt millions ont été blessé].

Diapositive14 D'autres événements survenus pendant cette période :  le génocide arménien (1915-1916) ( dont nous allons parler) la Révolution russe (1917) et la grippe de 1918 ont augmenté la mortalité et la détresse des populations. La grippe dite espagnole a fait 30 millions de victimes.

Pour toutes ces raisons, cette époque a marqué profondément ceux qui l'ont vécue. Cette guerre entraîna de nombreux changements géopolitiques qui ont profondément modifié le cours du XXe siècle.

Cette guerre a causé l'effondrement ou la fragmentation des empires austro-hongrois, russe et ottoman. L'Empire allemand a disparu, et l'Allemagne a vu son territoire réduit. En conséquence, les frontières européennes et du Proche-Orient ont été redessinées. Des monarchies ont été remplacées par des États communistes ou par des républiquesdémocratiques.

Diapositive15 Pour la première fois, une institution internationale a été créée dans le but de prévenir les guerres : la Société des Nations ou SDN

1915-1916: Le génocide arménien

Ce génocide a été précédé par des violences antérieures. Les massacres hamidiens, de 1894 à 1896, et les massacres de Cilicie en avril 1909. (D 16) Le bilan du premier massacre est estimé à environ deux cent mille morts, cent mille réfugiés, cinquante mille orphelins, quarante mille convertis de force, deux mille cinq cents villages dévastés, cinq cent soixante-huit églises détruites ou transformées en mosquées.

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Première phase du génocide (avril-automne 1915) Le ministre de l'intérieur Talaat Pacha ordonne aux autorités militaires et aux administrations d'arrêter les élites arméniennes locales. C'est l'acte fondateur du démarrage des massacres de masse(La diapo illustre l'ampleur de ce génocide)

La deuxième phase se poursuit de l'automne 1915 à l'automne 1916. Le 15 septembre 1915, le ministre de l'intérieur Talaat Pacha  envoie un télégramme à la direction du parti Jeunes-Turcs à Alep: Les ordres sont formels et terribles  « Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici » ; puis, dans un second télégramme : « Il a été précédemment communiqué que le gouvernement a décidé d’exterminer entièrement les Arméniens habitant en Turquie. Ceux qui s’opposeront à cet ordre ne pourront plus faire partie de l’administration. Sans égard pour les femmes, les enfants et les infirmes, si tragiques que puissent être les moyens d’extermination, sans écouter les sentiments de la conscience, il faut mettre fin à leur existence».On comprend que de tels propos soient restés inscrits à jamais dans l'inconscient collectif des Arméniens.

Ces massacres auront coûté la vie à un nombre d'individus variant, selon les auteurs, de six cent mille à un million et demi de personnes représentant entre la moitié et les deux tiers de la population arménienne de l'époque].

Aujourd'hui, la République turque refuse de reconnaître l'existence du génocide arménien et qualifie les événements de 1915-1916 de «prétendu génocide arménien».Néanmoins le contentieux existe toujours.

Diapositive20 1927: début de la guerre civile chinoise

La guerre civile chinoise est un conflit armé opposant le Kouo-Min-Tang (KMT, parti nationaliste) et le Parti communiste chinois (PCC) ou Gongchandang entre 1927 et 1950. Il est possible de dater la fin du conflit en 1949, avec la proclamation de la République populaire de Chine, ou en 1950, avec les derniers combats entre le nouveau régime communiste de Chine continentale et le nouveau gouvernement nationaliste de Taïwan. La guerre civile fut interrompue par la seconde guerre sino-japonaise en 1937 et recommença ensuite.

L'histoire de cette époque a retenu l'épisode de la Longue Marche  un périple de plus d'un an, mené par l'Armée rouge chinoise et une partie de l'appareil du Parti communiste chinois pour échapper à l'Armée nationale révolutionnaire du Kouo-Min-Tang de Tchang Kaï-chek durant la chinoise. Commencée le 15 octobre 1934, la Longue Marche prit fin le 19octobre1935 et coûta la vie à entre 90 000 à 100 000 hommes rien qu'au sein des troupes communistes. C'est durant cette marche que Mao Zedong  s'affirme comme le chef des communistes chinois.

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Le conflit entraîne la coexistence des deux Chine, dont chacune affirme sa souveraineté théorique sur l'ensemble du territoire : la République populaire de Chine contrôle la Chine continentale, et la République de Chine, continuation officielle de la « première République » est réduite à l'île de Taïwan.( D23) Cette dernière apparaît initialement fragile, mais la guerre froide fait à nouveau de Tchang Kaï-chek (D 24) un allié majeur des États-Unis sur le continent asiatique. En 1991, le régime de Taïwan déclare considérer le conflit comme terminé. Le consensus de 1992 constitue une première tentative de rapprochement. En 2005 a eu lieu le plus important contact officiel et pacifique depuis 1945 entre le Parti communiste chinois et le Kouo-Min-Tang, aboutissant à l'accord Kouo-Min-Tang-PCC.

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En 2013, la Chine communiste considère toujours Taïwan comme une province rebelle, et celle-ci n'a jamais proclamé formellement son indépendance. Les deux entités ont désormais lié des relations commerciales et le Kuomintang a opéré un rapprochement avec le Parti communiste chinois . Le statut de Taïwan demeure un enjeu géopolitique majeur.

Diapositive25 De 1939 à 1945 : la Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondial est un conflit armé à l'échelle planétaire qui dura du 1erseptembre1939 au 2septembre1945. Ce conflit opposa schématiquement deux camps: les Alliés et l’Axe.

Provoquée par le règlement insatisfaisant de la Première Guerre mondiale et par les ambitions expansionnistes et hégémoniques des trois principales nations de l’Axe  (Allemagne nazie, Italie fasciste et Empire du Japon), elle consista en la convergence, à partir du 3septembre1939, d’un ensemble de conflits régionaux  respectivement amorcés le 18juillet1936 en Espagne (la guerre d'Espagne), le 7juillet1937 en Chine (la guerre sino-japonaise), et le 1erseptembre1939 en Pologne (campagne de Pologne), puis par l'entrée en guerre de la France et du Royaume-Uni avec leurs empires dès le 3septembre1939.

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L'URSS rejoint le camp allié à la suite de l'invasion allemande le 22juin1941 et les États-Unis après l'attaque de Pearl Harbor le 7décembre1941.  Dès lors, le conflit devient vraiment mondial, impliquant la majorité des nations du monde sur la quasi-totalité des continents.

Diapositive29 L'holocauste juif ou shoah a vu l'extermination de 5 à 6 millions de juifs.  C'est le génocide certainement le plus important en nombre de victimes du siècle dernier.
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La Seconde Guerre mondiale prend fin sur le théâtre d'opérations européen le 8mai1945 par la capitulation sans condition du Troisième Reich,  puis s’achève définitivement sur le théâtre d'opérations Asie-Pacifique le 2septembre1945 par la capitulation sans condition de l'Empire du Japon, dernière nation de l’Axe à connaître la défaite.

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La Société des Nations, à laquelle on impute d’avoir échoué à empêcher la guerre, est remplacée par l’Organisation des Nations unies dont la Charte est rédigée à San Francisco en juin1945

 La Seconde Guerre mondiale contribue, à l’émergence de deux superpuissances qui vont se partager le monde: les États-Unis (États-Unis) et l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). Ce constat nous amène directement à la guerre froide.

De 1945 à 1989 : la guerre froide

La guerre froide] (1947-1991) (en anglais Cold War ; en russeХолодная война, Kholodnaïa voïna) est le nom communément donné à la confrontation durant la deuxième moitié du XXe siècle entre les États-Unis et l’URSS et, de manière plus large, entre les régimes communistes et les démocraties occidentales. Elle s'installe progressivement à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale dans les années 1945 à 1947 et dure jusqu'à la chute des régimes communistes en Europe fin 1989, rapidement suivie de la dislocation de l'URSS en décembre 1991.

Diapositive33 La guerre froide est multidimensionnelle, davantage portée par les différences idéologiques et politiques entre les deux Grands que par des ambitions territoriales. Elle a de fortes répercussions dans tous les domaines, notamment économiques et culturels. Elle prend toutes les formes possibles d'affrontements, de l'espionnage aux actions secrètes, en passant par la propagande, la compétition technologique dans le domaine de la conquête de l'espace et jusqu'aux compétitions sportives.
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 Voici quelques temps forts de cette guerre froide :

- La crise des missiles à Cuba  a eu lieu en octobre 1962. La crise est due à l'installation, par les Soviétiques, sur l'île de Cuba, de fusées capables de transporter des bombes atomiques. Cuba, ayant adhéré au camp socialiste en juillet 1960, se trouve à environ 150 kilomètres du territoire des États-Unis, adversaires des Soviétiques. La réponse très ferme du président américain John Fitzgerald Kennedy à la menace soviétique, oblige ceux-ci à retirer les fusées de Cuba. En contre-partie les Soviétiques obtiennent que les États-Unis renoncent à envahir Cuba comme ils l'avaient tenté en avril 1961.

- Le mur de Berlin  (en allemandBerliner Mauer), « Mur de la honte » pour les Allemands de l'Ouest et officiellement appelé par le gouvernement est-allemand « mur de protection antifasciste », est érigé en plein Berlin à partir de la nuit du 12 au 13août1961 par la République démocratique allemande (RDA), qui tente ainsi de mettre fin à l'exode croissant de ses habitants vers la République fédérale d'Allemagne (RFA]. Le mur, composante de la frontière intérieure allemande, sépare physiquement la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest pendant plus de vingt-huit ans, et constitue le symbole le plus marquant d'une Europe divisée par le rideau de fer.

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Diapositive37 La guerre froide se caractérise aussi par la course aux armements nucléaires à laquelle se livrent l'URSS et les États-Unis qui y consacreront des ressources colossales. Elle est qualifiée de «froide» au motif que les dirigeants américains et soviétiques qui l'ont menée ont su éviter l'affrontement direct de leurs pays, pour partie au moins par peur de déclencher une apocalypse nucléaire, et que l'Europe n'aura pas connu de guerre malgré plusieurs graves crises.

 Mais aucune guerre n'aura été plus mondiale ; dans les autres continents et notamment en Asie, des conflits ouverts font de nombreuses victimes civiles et militaires : la guerre de Corée, la guerre d'Indochine, la guerre du Viêt Nam, la guerre d'Afghanistan et le génocide cambodgien totalisent environ dix millions de morts. Voici rapidement évoqués ces conflits générés ou entretenus dans ce contexte de guerre froide.

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La guerre d’Indochine  est un conflit armé qui se déroula de 1946 à 1954 en Indochine française. Il aboutit à la dissolution de cette fédération, ainsi qu’à la sortie de l’Empire colonial français des pays la composant et à la division en deux États rivaux du territoire vietnamien. Ce conflit fit plus de 500 000 victimes.

Diapositive39 Les forces françaises, exténuées par la résistance adverse et plusieurs années de combats de plus en plus impopulaires en métropole, durent renoncer, surtout après la lourde défaite de Dien Bien Phu de mai 1954. Les Accords de Genève, signés en juillet 1954, consacraient le départ des Français du nord du Vietnam (Tonkin) et la division du Viêt Nam en deux, la limite étant le 17e parallèle .Le départ des Français laissera face à face, d’un côté, les Américains et de l’autre, les Nord-vietnamiens soutenus par la Chine et l'URSS.

Très tôt allait éclater la Seconde Guerre d'Indochine (soit la Guerre du Viêt Nam), qui débouchait, en 1975, sur la victoire complète du Nord-Viêt Nam et du communisme dans cette partie de l'Asie, avec l'absorption par le Nord-Viêt Nam de la République du Viêt Nam.

Diapositive40 La guerre d'Algérie  est une des conséquences de la guerre d'Indochine elle se déroule de 1954 à 1962 et débouche sur l'indépendance de l'Algérie. Cette « guerre » est surtout, sur le plan militaire, une guérilla. Militairement gagnée par la France en 1959 (opération Jumelles), elle est politiquement remportée par le mouvement indépendantiste en 1962.

Elle se double d'une guerre civile et idéologique au sein des deux communautés, donnant lieu à des vagues successives d'attentats, assassinats et massacres sur les deux rives de la Méditerranée. Par ailleurs, elle suscite côté français l'affrontement entre une minorité active hostile à sa poursuite (mouvement pacifiste), une seconde favorable à la révolution (les « porteurs de valises »), et une troisième ralliée au slogan de l'« Algérie française » (Front Algérie Française, Jeune Nation, OAS).Cette guerre s'achève à la fois sur la proclamation de l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962 suite au référendum d'autodétermination du 1er juillet prévu par les accords d'Évian du 18 mars 1962, sur la naissance de la République algérienne le 25 septembre et sur le rapatriement du million de Français vivant en Algérie.

Diapositive41 La guerre de Corée  a opposé, du 25juin1950 au 27juillet1953, la République de Corée (Corée du Sud), soutenue par les Nations unies (alors sans la représentation de la Chine, ni de l'URSS), à la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord), soutenue par la République populaire de Chine et l'Union soviétique. Elle résulte de la partition de la Corée à la suite d'un accord entre les Alliés victorieux de la guerre du Pacifique à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

La péninsule coréenne était occupée par l'empire du Japon depuis 1910. Après la reddition du Japon en septembre 1945, États-Unis et Union soviétique se partagèrent l'occupation de la péninsule le long du 38e parallèle, avec au sud des forces américaines d'occupation et au nord des forces soviétiques.

La guerre s'acheva le 27juillet1953, lorsqu'un pacte de non-agression fut signé. L'accord restaurait la frontière entre les deux Corées près du 38e parallèle et créait la zone coréenne démilitarisée, une zone tampon fortifiée entre les deux nations coréennes. Les deux pays étant encore officiellement en guerre, des incidents mineurs continuent de se produire encore aujourd'hui.

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Les crimes du régime Khmer rouge couvrent l'ensemble des meurtres, massacres, exécutions et persécutions ethniques, religieuses ou politiques commis par ce mouvement communiste radical, lorsqu’il contrôla le Cambodge de 1975 à 1979.

Durant quatre ans, les Khmers rouges, dont le chef principal était Pol Pot, dirigèrent un régime connu sous le nom officiel de Kampuchéa démocratique dont les crimes perpétrés sont parfois désignés sous le nom de génocide cambodgien, bien que la qualification de génocide ne soit pas, pour le Cambodge, reconnue sur le plan international. Il n'existe pas non plus de consensus sur le nombre total de victimes ; toutefois, les 1,7 million de morts (soit 21 % de la population cambodgienne de l'époque) semblent de nos jours le chiffre le plus crédible. Certaines sources évoquent plus de 3 millions de morts.

Diapositive43 La guerre d'Afghanistan de l'histoire contemporaine a opposé, du 27 décembre 1979 au 15 février 1989, l'armée de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), aux moudjahidines («guerriers saints»). Durant dix ans, cette guerre a ravagé l'Afghanistan. Du fait de l'implication des États-Unis et de l'URSS, cette guerre est considérée comme une des dernières crises de la guerre froide.

Néanmoins une deuxième guerre de 2001 à 2014 est engagée dans le cadre de l'OTAN et la France y a participé à ce titre. Cette guerre s'inscrit dans la « guerre contre le terrorisme » déclarée par l'administration Bush à la suite des attentats du 11 septembre 2001.

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La guerre froide a créé aussi  le mouvement des non-alignés (ou mouvement des pays non-alignés) qui est une organisation internationale regroupant 120 États en 2012. Ils se définissent comme n'étant alignés ni avec ni contre aucune grande puissance mondiale ce mouvement visait à regrouper les États qui ne se considéraient pas alignés ni sur le bloc de l'Est ni sur le bloc de l'Ouest.

Diapositive45 La guerre Indo-pakistanaise la partition de l’Inde en 1947 entre l’Union indienne et le Pakistan entraîne des déplacements de populations et une rivalité entre les deux États pour l’annexion du Cachemire. En 1949, l’Onu impose un cessez-le-feu et découpe le Cachemire en deux: l’État de Jammu-et-Cachemire est rattaché à l’Inde, et l’Azad-Cachemire au Pakistan.

 Les conflits reprennent en 1965 et en 1971. La troisième guerre aboutit, en 1971, à l’indépendance du Pakistan oriental, qui devient le Bangladesh.

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Le conflit israélo-arabe est le nom donné aux relations tendues entre l'État d'Israël et les États arabes environnants, depuis la création d'Israël le 14mai1948. Il a eu pour points d'orgue sept conflits armés : la guerre de 1948, la guerre de Suez en 1956, la guerre des Six Jours en 1967, la guerre d'usure en 1967, la guerre du Kippour en 1973, la première guerre du Liban en 1982, et la seconde guerre du Liban en 2006.

Ce conflit occupe une place majeure dans la géopolitique du Proche-Orient, où plusieurs problématiques l'accompagnent : l'instabilité de la région (à cause de la non-reconnaissance de l'État d'Israël par la majorité des pays arabes), le contrôle par Israël des lieux saints de Jérusalem (ville sacrée des trois monothéismes), les colonies israéliennes de la Cisjordanie et du Golan, et le contrôle par Israël du bassin du lac de Tibériade (importante ressource d'eau potable).

Le conflit israélo-arabe est parallèle et en partie lié au conflit israélo-palestinien, caractérisé par la question des réfugiés palestiniens, par l'exacerbation du sentiment national palestinien (né dans les années 1920 mais jamais concrétisé par la création d'un État) et par l'apparition à la fin des années 1960 de groupes activistes palestiniens perpétrant attentats, prises d'otages et détournements d'avions.

On a évoqué en début d'exposé la « poudrière » balkanique. Cette Région du moyen Orient est de toute évidence encore plus explosive.

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À partir de 1956 nous entrons dans un cycle d'indépendances africaines. Si la plupart des décolonisations sont pacifiques, certaines ont lieu au prix de guerres civiles: le Congo belge (1960), l’Algérie déjà évoquée (1962), le Mozambique (1975), la Guinée-Bissau (1975), l’Angola (1975), le Zimbabwe (1980), le Soudan (de 1956 à 1972, puis de 1983 à nos jours)…

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De 1980 à 1988 : la guerre Irak-Iran  est initiée par le président irakien Saddam Hussein. L’URSS, la France et les États-Unis soutiennent l’offensive irakienne, rempart contre la République islamique d’Iran. L’armée irakienne fait usage, dès 1983, des armes chimiques, malgré la signature du protocole de Genève. L’ayatollah iranien Rouhollah Khomeiny accepte un cessez-le-feu en 1988.

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1990 : invasion du Koweït par l’Irak,  lourdement endetté après la guerre contre l’Iran. En janvier 1991, une coalition internationale soutenue par l’Onu, lance l’opération «Tempête du désert» contre le camp irakien et obtient la libération du Koweït en 1991.

 

1991 : dislocation de la Yougoslavie. (déjà évoque précédemment dans le cadre des guerres balkaniques)

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1994 : génocide rwandais.  800000 Rwandais, en majorité Tutsis, sont massacrés par des Hutus encouragés par une propagande exterminatrice.

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2011 : guerres civiles libyennes.  Après huit mois de guerre civile, les troupes rebelles proclament la «libération» de la Libye. Kadhafi est tué le 20 octobre 2011. Une deuxième guerre est en cours actuellement.

Diapositive52 Guerre civile Syrienne

En Syrie, depuis 2011 la guerre se poursuit et fait la une de l'actualité. Diapo de droite en rouge zone tenue par les Syriens- En bleu zone tenue par les rebelles syriens -En jaune zone tenue par la Résistance Kurde – En vert la zone tenue par l'Etat Islamiste)

Diapositive53 Ce survol du XX° et du début du XXI° siècle ne laisse aucun doute sur la réalité de notre Monde.  Nous sommes en guerre. Cette guerre est permanente et a connu toutes les formes possibles depuis la guerre dite classique, avec des armes qualifiées de conventionnelles ou en utilisant des armes chimiques et même jusqu'aux armes nucléaires.

Toutes les formes ont été utilisées guérilla, guerre psychologiques et la dernière en date la cyber guerre. Le terrorisme s'est développé tel un nouveau cancer dont les métastases envahissent le Monde entier. Alors où en sommes nous?

Le 26 novembre dernier, lors du colloque du SGDSN (Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale) le Général d'Armée Pierre de Villiers fait une analyse sur la question. Voici ce qu'il déclare:

« Les récentes atrocités perpétrées par l’organisation État islamique à l'encontre de minorités non-musulmanes, parallèlement aux tueries toujours d'actualité en Syrie, en Irak et Afrique centrale, noircissent le tableau d'un monde qui n'aurait rien appris de l'Holocauste et où les génocides se poursuivraient en toute impunité........

Nous faisons face : D'une part, à l’émergence du terrorisme islamiste radical, une idéologie servie par une stratégie totale qui lui permet de porter la violence dans tous les champs : matériels et immatériels, religieux, politiques, sociétaux, culturels, économiques et, bien sûr, militaires ; que ce soit dans les zones grises ou au cœur du territoire national. D’autre part, nous assistons au retour des États-puissances, traditionnels ou émergents, qui visent, par la surenchère, à étendre leur influence par la mise en œuvre d’une stratégie qui repose sur le rapport de force et le fait accompli. Au passage, la dissuasion nucléaire française trouve, dans cette situation, toute sa pertinence.

- 1 ère observation : la guerre cherche à sortir du cadre dans lequel on l’avait assignée.......

- .2ième observation : la confusion s’ajoute à l’incertitude. Les lignes de partage sont de plus en plus floues ; les exemples ne manquent pas. Je pense aux bornes qui délimitaient, jadis, non seulement les frontières des États mais aussi la rationalité politique et l’irrationalité de l’émotion ; le temps politique et le temps médiatique ; l’état de guerre et l’état de paix; la guerre régulière et la guerre irrégulière ; ou encore, la sécurité intérieure et la sécurité extérieure…La confusion, c’est ne plus distinguer ce qui est - normalement - clairement identifié. La tendance est lourde. Elle complique considérablement la tâche du décideur qu’il soit chef militaire ou responsable politique. Nul ne peut l’ignorer, désormais.»

Ce point de situation conclut parfaitement, à mon sens, l'exposé qui précède. Je rajouterai simplement au sujet de la confusion qui règne : nous faisons bien la guerre à l’État islamique sur son fief en Syrie et en Irak et paradoxalement ses victimes morts et blessés c'est bien en France qu'elles sont.

Telle sera ma conclusion.

Colonel Gilles LATTES, Président de l'ANOCR 82

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