Décès du Colonel Maunoury

Chevallier de la Légion d'Honneur

PhotoLe Colonel Eugène MAUNOURY est décédé le 22 décembre 2012 à Montauban. Lors de ses obsèques, le Colonel WIERZBINSQUI a prononcé son éloge .

                                                      Mon Colonel,


    Il me revient de vous rendre le dernier hommage de la Société des Membres de la Légion d'honneur, que vous avez servi pendant plus de quinze ans, sans interruption, jusqu'en 2009, au sein du Comité de Castelsarrasin, sous la présidence du Général Gonnet et avec le Général Sicre, président de la section à l'époque. Les derniers hommages aussi de l'association des Officiers de carrière en retraite et surtout ceux du Trèfle (Société d'entraide des élèves et anciens élèves de l'Ecole des officiers de la Gendarmerie Nationale) et de la SNAAG (Société Nationale des anciens et des amis de la Gendarmerie) dont vous étiez membre et représentées ici par le Président départemental de ces deux associations. Hommage également de la Fédération Nationale des retraités de la gendarmerie dont le Président empêché a tenu à ce qu'une délégation le représente en raison des liens d'amitié qu'il entretenait avec vous ...... hommage aussi du Groupement de Gendarmerie de Tarn et Garonne, en la présence du Lieutenant-colonel Philippe Pagès, commandant en second le groupement, accompagné d'une délégation de gendarmes du département. Et enfin, hommage de la Municipalité de Monbéqui, en la présence de son Maire, Mr Marty, accompagné de son conseil municipal
    Votre épouse m'a demandé de prononcer cet éloge, ce que je fais avec émotion au nom de la sympathie et de l'amitié qui nous liaient. A l'époque je n'étais que simple secrétaire. Et l'honneur me revient maintenant de retracer votre brillante carrière au service de votre pays.
    Vous êtes né le 19 janvier 1930 à Brain sur Allonnes (Maine et Loire)
Après une jeunesse que j'imagine ardente et généreuse, à 19 ans, le 7 janvier 1949, vous souscrivez un engagement volontaire de trois ans, au titre du 57ème bataillon d'Infanterie à Bordeaux.
En juillet 1949, après une formation initiale de quelques mois, vous êtes admis à l'Ecole des Sous-officiers de Saint Maixent l'Ecole. Vous serez nommé Sergent à l'issue de votre scolarité en novembre 1949.
Admis en octobre 1950 au Centre de Préparation de l'Ecole spéciale militaire interarmes/origine corps de troupe à Strasbourg, vous n'intégrez malheureusement pas cette école prestigieuse et vous souscrivez un an plus tard un nouvel engagement au titre du 403ème Régiment d'Artillerie Anti-aérienne de Bordeaux.
Promu Maréchal des Logis-chef le 1er janvier 1954, vous êtes admis en mai de la même année en Gendarmerie comme élève-garde et rejoignez le Centre d'Instruction de la gendarmerie à Aubagne. Gendarmerie que vous servirez jusqu'à votre retraite en 1986.
Affecté à la 6ème Légion de Gendarmerie à Strasbourg, vous êtes détaché pour le maintien de l'ordre en Algérie, de mai 1955 à décembre 1956. Vous servez dans le constantinois, région de Lafayette, en Petite Kabylie, avec pour missions principales l'ouverture des axes, la protection des convois de ravitaillement et la surveillance de zone.
En juin 1957, vous rejoignez la 1ère Légion à Plessis Robinson, au sein de l'escadron SHAPE.
Nommé Maréchal des Logis-chef en février 1958, cette fois-ci dans la gendarmerie, vous servez comme interprète auprès du Quartier Général des forces alliées en Europe, au sein du SHAPE.
A 30 ans, en 1960, vous êtes admis à l'Ecole des Officiers de Gendarmerie et serez nommé Sous-lieutenant en septembre 1961. Affecté à la 6ème Légion, à l'issue de votre scolarité, vous prenez le commandement du peloton isolé de Rambervillers dans les Vosges et êtes détaché avec votre unité à Alger, de janvier à juin 1962. Avec la difficile mission de maintien de l'ordre dans la Casbah : à Bâb-el-Oued, au Tunnel des Facultés, face aux français pieds-noirs qui redoutent l'abandon de leur patrie.
Très difficile maintien de l'ordre le 21 avril 1961, pendant la révolte des généraux, et en 1962 lors de la fusillade du 26 mars rue d'Isly à Alger.

    Une citation à l'ordre du régiment viendra récompenser vos différentes actions à la tête de votre peloton.
En septembre 1963, vous êtes nommé Lieutenant. Affecté en mai 1965 à la 10ème Légion et après 5 années à la tête de votre peloton, vous prenez le commandement de la compagnie mobile d'Issoudun (Indre), que vous conserverez pendant 5 ans.
À 40 ans, en septembre 1970, vous êtes nommé Capitaine.
En février 1972, vous êtes affecté à Rodez, comme adjoint au commandant du groupement. Vous y resterez jusqu'en 1978, date de votre promotion au grade de Chef d'Escadron. Pendant ces six années vous aurez en charge, entre autres, les relations publiques entre les différentes entités du département, domaine dans lequel vous avez toujours excellé ...
Vous rejoignez en septembre 1978 le Groupement des services techniques de la Gendarmerie à Rosny sous Bois comme chef du fichier central, sous les ordres du Colonel Prouteau, père du Commandant Prouteau du GIGN, après 6 années au sein du Groupement.
    Promu Lieutenant-colonel en janvier 1982, vous faites valoir vos droits à la retraite en octobre 1986, après 37 années de service.
Après une période de réserve active, vous êtes promu Colonel et rayé des cadres en janvier 1993.
Chevalier de la légion d'honneur en 1983, chevalier de l'ordre national du Mérite en 1976, titulaire de la Croix de la valeur militaire avec étoile de bronze en 1962, médaillé de bronze de la jeunesse et des sports en 1981, le Colonel Eugène Maunoury restera un exemple pour les générations futures.
   À vous Madame, qui perdez le meilleur des époux, à vous aussi, ses enfants et petits-enfants, à tous les membres de sa famille qui l'aimez tant, je vous présente avec émotion et sincérité les condoléances de toutes les associations patriotiques présentes aujourd'hui dans cette église.

     Mon Colonel, nous vous disons tout simplement adieu.

 

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