Camerone 

Décès du Colonel André LIMASSET

décédé le 8 janvier 2019

Chevalier de la Légion d'Honneur, Officier dans l'Odre National du Mérite

 Commandeur de la Ligue Universelle du Bien Public

Andre 00

 

André,

Lors de nos rencontres où tu étais déjà fatigué, et au cours desquelles nous abordions les dernières démarches à préparer, tu m’as sollicité pour prononcer quelques mots sur ta carrière militaire au moment où tu nous quitterais.

Je te remercie de m’avoir fait confiance, d’autant plus que je te suis redevable. En effet, tu as été mon adjoint à la Direction régionale du Génie à Bordeaux où tu m’as soutenu, ainsi que mon épouse, discrètement et fidèlement lors de mon opération des coronaires suivie de mon AVC.

Tu es né à Versailles en 1941, le deuxième d’une future famille de huit enfants élevés avec fermeté par ton père, enseignant la botanique et la pathologie végétale à l’E N A de Montpelier.

Tu y fais tes études secondaires avant de rentrer à l’école Sainte Geneviève de Versailles pour préparer le concours d’entrée à Saint Cyr.

Ce n’est que le début de ton parcours scolaire. Ce sera :

-          Saint Cyr de 1962 à 1964 ;

-          École d’Application du Génie à Angers de 1964 à 1966 ;

-          École Supérieure Technique du Génie à Versailles de 1970 à 1972 ;

-          École nationale d’architecture en 1979 ;

-          École supérieure de Guerre en 1981.

Cette formation continue, spécialité de l’Armée, correspond à un bac plus onze.

                Tu fais partie de la Promotion de Saint Cyr « Centenaire de Camerone », et à la sortie, tu choisis l’arme du Génie, attiré non par le « baroud », mais par une vie active au contact des jeunes et au service des autres.

                Ta carrière a été marquée par la diversité des fonctions et des métiers exercés, diversité offerte par l’Armée :

  • Soldat : Chef de section au 25ième Régiment du Génie de l’air en 1966. Commandant en second du 19ième Régiment du Génie de Division blindée à Besançon en 1983.
  • Instructeur : Formateur d’élèves officiers de réserve et de sous-officiers à l’EAG d’Angers en 1968.
  • Chef d’entreprise de travaux publics : Chef de chantier, puis Commandant de compagnie de travaux lourds du Génie de l’Air en 1974.
  • Conducteur de travaux : Chef de secteur des travaux du Génie à Biscarosse au Centre d’essais des Landes en 1972.
  • Architecte : Concepteur, puis, chef de la Section architecture au Bureau central d’études du Génie en 1981.
  • Informaticien : Étude et mise en place d’un système de conception et de dessin assisté par ordinateur (DAO)°dans le Service des Travaux du Génie.
  • Décideur : Directeur des travaux du Génie de Montauban en 1990.
  • Gestionnaire du personnel : Directeur adjoint à la Direction Régionale du Génie à Bordeaux en 1993.

En 1995, tu fais la demande de ton admission en congé spécial pour raison familiale, et tu rejoints les Services techniques de la ville de Montauban où tu essaies de concilier les tâches de chef, de concepteur et d’opérationnel, mais sans les attributs du pouvoir.

Dès ta mise à la retraite, tu t’investis dans le bénévolat social : Croix rouge, administrateur et trésorier d’associations tournées vers les déshérités, soutien scolaire et autres.

Tu es chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite, Commandeur de la Ligue Universelle du Bien Public (Médaille d’Argent avec Palme et couronne).

André, tu as pleinement accompli ta vie aussi bien civile que militaire. Tes frères et sœurs, ainsi que tes enfants et petits-enfants peuvent être fiers de toi.

Après deux années de souffrance, assumée dignement et soutenu par ta compagne Bernadette, pour lutter contre la maladie qui te rongeait, tu peux maintenant te reposer en paix.

Adieu André

Je souhaite remercier, en son nom, ses camarades de la Camerone pour tous leurs contacts d’amitié dans sa dernière semaine, et tout particulièrement, le personnel soignant de l’EPAD de Nègrepelisse pour leur aide, leurs soins attentionnés afin de lui offrir une fin de vie la plus apaisée possible.

Saints Cyriens
Les Saint-Cyriens venus dire un dernier adieu à leur camarade en lui chantant le Pékin de bahut

 

 

Capitaine LENORMAND Gérard

Chevallier de l‘Ordre National du Mérite

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Le Capitaine Gérard LENORMAND est né le 28 juillet 1946 à SEES dans l’Orne.

Ancien élève de l’École préparatoire technique du Mans de 1958 à 1963, il rejoint l’École supérieure d’application du Matériel de Fontainebleau où il obtient les certificats dans la spécialité « approvisionnement ».

Sa carrière militaire commence officiellement le 28 juillet 1964 en souscrivant un contrat d’engagement d’une durée de cinq ans.

En octobre 1965, il rejoint, en temps que Maréchal des logis, la 58ème compagnie légère du matériel (CLRM) à Metz.

En 1970, il est admis dans le corps des sous-officiers de carrière, et est nommé adjudant l’année suivante.

En juillet 1972, il est muté à la 58ème CLRM de Dinan.

En 1974, il réussit le concours d’admission dans le cadre des officiers techniciens, et suit le stage interarmes à l’École de Coëtquidan où il est nommé sous-lieutenant en juillet 1975.

Affecté au Service des approvisionnements de Versailles où, très entreprenant, il fait preuve d’imagination et d’initiatives.

En 1980, il est muté au 53ème Bataillon de commandement et des services à Saint Denis de la Réunion.

Dévoué, méthodique, il fait preuve, dans ses nouvelles attributions, de rigueur et d’une grande disponibilité.

Ses qualités professionnelles alliées à son sens du commandement sont récompensées par une promotion au grade de capitaine.

Octobre 1982, de retour en métropole, il est muté à la Section technique de l’Armée de terre à Satory.

Août 1984, il est affecté au 610ème Groupement d’approvisionnement du Matériel de Saint Eulien dans la Marne.

En 1985, il est muté à l’Etablissement de réserve générale du Matériel de Montauban où il effectue son temps de commandement à la tête du groupement des approvisionnements. Il obtient des résultats très satisfaisants malgré les différentes facettes des missions auxquelles il est confronté.

En septembre 1986, il épouse Mademoiselle Brigitte VIDAL.

En 1991, sa dernière affectation, il est muté à la Direction du Matériel à Bordeaux. Sa disponibilité, ses compétences dans la spécialité « approvisionnement » et ses expériences font de lui un conseiller averti.

Le Capitaine LENORMAND quitte le service actif le 28 juillet 1996 après trente deux années consacrées au service du pays.

Il est chevalier dans l’Ordre National du Mérite.

Qu’il me soit enfin permis, mon Capitaine, d’adresser à votre épouse l’expression des sentiments attristés des Membres de l’Association des officiers de carrière en retraite et de l’Ordre national du Mérite.

Mon Capitaine, je vous souhaite le repos mérité dû aux « vieux soldats », et je vous dis « Adieu ».

Bir Hakeim Décès du Colonel Bernard LABRUNE LABRUNE 00

Décédé le 13 novembre 2018 à Marseille

Chevalier de la Légion d’Honneur et officier de l’Ordre National du Mérite

Mon cher Bernard,

Nous sommes là, aujourd’hui, quelques uns de la promotion Bir Hakeim, pour te dire Adieu.

Bir Hakeim, nom d’histoire mais aussi de notre histoire, choisi pour la promotion de Saint Cyr que tu as intégrée, comme on dit, après avoir préparé le concours d’entrée à Toulouse, corniche Cathelineau au Lycée Pierre-de-Fermat...

À Coëtquidan, nous étions dans la même compagnie, moi à la 4, toi à la 2 toujours souriant, discret, serviable, parlant peu. À la sortie, tu choisis l’arme du Génie comme moi, et on se retrouve à Angers en école d’application où scientifiques que nous étions, nous jouons les prolongations pendant une année à la faculté catholique d’Angers.

Ensuite, c’est le départ pour chacun d’entre nous vers notre première affectation en corps de troupe, la découverte de notre métier.

Ta carrière fut celle de beaucoup d’entre nous, se partageant entre le commandement et l’état-major.

Pour toi, le commandement, ce fut d’abord celui des officiers-élèves étrangers à l’école du Génie d’Angers. Et tu y reviendras ensuite, bien plus tard, commander le 21ème régiment du Génie, régiment de soutien de l’école et de réserve générale. Entre-temps, tu obtiens le brevet technique en suivant la scolarité de l’ENSTA (École Nationale Supérieure des Techniques avancées) et tu assumes les fonctions de chef du bureau opération instruction au 9ème régiment du Génie.

  Ta qualification de breveté technique te vaudra une longue affectation à l’état-major de l’Armée de Terre, bureau équipement, pour les différentes études sur les futurs matériels de l’Armée de Terre.

Comme pour nous tous, l’âge aidant, la retraite est arrivée. Tu devenais colonel ER c’est-à-dire en retraite et tu t’installais définitivement dans ta maison à Montauban. C’est là que je te retrouvai, moi-même, ayant quitté l’activité en 2000 et installé dans le département du Tarn voisin.

La première réunion des Petits-Co de la région s’est déroulée chez moi. Nous n’étions pas très nombreux mais heureux de se retrouver comme si l’entrée à Saint-Cyr était hier. Tu as participé à ces réunions chez les uns et les autres jusqu’en 2009, prémices de ta maladie.

Je croix que tes occupations favorites étaient la chasse et l’histoire.

  Pour la chasse, j’étais au courant par un ami de ma paroisse qui m’avait dit connaître un chasseur invétéré sur le camp de Caylus.

  Pour l’histoire, je m’en suis rendu compte en achetant le livre sur l’histoire des casernements militaires en Tarn et Garonne, publié par l’ANOCR, et auquel tu as grandement collaboré, jusqu’à la limite de tes forces.

Ton épouse Marie-Claude étant tombée malade, ta fille vous a installé à Marseille là où elle résidait. La suite, tout le monde la connaît. Nous t’avions perdu de vue, mais la Bi-Bir est tenace et nous t’avons retrouvé par l’intermédiaire de ta fille, heureux de pouvoir te dire un dernier aurevoir.

Adieu Bernard, les officiers de la Bi-Bir te salut.

Éloge prononcé par le Général Pierre NOVELLO

Le colonel Bernard LABRUNE était adhérent à la SMLH 82, à l’ANONM 82, à l’ANOCR 82 et à l’AOR 82

Décès de Madame EOCHE-DUVAL Monique veuve du Colonel

Chevalier de la Légiond'Honneur

Le 2 juin 2017

ORDRE DU JOUR N°30

31 RG Officiers, sous-officiers, caporaux-chefs, caporaux et sapeurs d’Afrique, nous sommes réunis ici, sur la place Port Lyautey en ce 7 juin 2017 pour faire nos adieux à notre marraine, madame Monique EOCHE-DUVAL et lui rendre les honneurs qui sont dûs aux serviteurs de la France.Toute sa vie a été animée par son amour profond de sa Patrie et de son armée. Il me semble juste et indispensable aujourd’hui d’en faire mémoire.

 Née en 1922, Madame EOCHE-DUVAL a traversé l’Histoire mouvementée de la France et s’est distinguée par une volonté inébranlable de servir. Ainsi, dès le second conflit mondial, la frêle jeune fille a humblement participé à l’effort national en devenant la marraine de guerre puis la femme de Roger EOCHE-DUVAL.

Elle a vécu à ses côtés alors qu’il était en poste à Port Lyautey, au 31e régiment du génie, de 1951 à 1954, débutant une aventure qui s’achève aujourd’hui avec les sapeurs à l’étoile chérifienne. En 1954, de retour en métropole,  son mari est affecté au 17e BGP qui était alors basé à Castelsarrasin.

En 1955, le capitaine EOCHE-DUVAL est muté à Champlain, en Algérie où il prend la tête d’une section administrative spécialisée. Femme de caractère, déterminée à participer à l’œuvre pacificatrice de son époux, notre marraine fait un séjour en 1956 en Algérie (pendant l’opération Massu) pour estimer si la situation lui permet d’y vivre en famille. En novembre 1957, malgré une situation sécuritaire dégradée, elle s’installe à Champlain puis à Médéa avec ses enfants Benoît, Joëlle, Véronique et Christophe, et  exerce, avec le soutien de son mari, des fonctions de bénévole sociale auprès de la population algérienne. Le couple œuvre avec altruisme et passion pour l’insertion des algériens dans un système de coopération étroite avec la France. La population locale reconnaissante l’adopte d’ailleurs sous le surnom de « Madame SAS » (Prononcer ‘sasse’), rendant ainsi hommage à ses qualités de cœur et de courage. Elle concourt également avec son mari, à la création du seul « regroupement » volontaire en Algérie à Sidi Naamane dans le Titteri, aujourd’hui sous-préfecture d’Algérie de 15.000 habitants. Ses éminents services rendus lui valent l’attribution de la croix de la Valeur militaire à titre civil, décernée par le Général Roy, en récompense de son action envers les populations. Cette décoration pourtant réservée aux militaires symbolise l’être exceptionnel qu’est Monique EOCHE-DUVAL.

En juin 1962, l’Algérie, devenue indépendante, son mari exerce les fonctions de chef de cabinet du préfet de Médéa. En 1966, toujours avec sa famille, elle suit son mari, envoyé à l’état-major de Mers-El-Kebir, et fin 1967 à celui de Limoges. Il quitte l’armée après la mort du général De Gaulle, à l’âge de quarante-six ans et avec le grade de lieutenant-colonel.

En 2011, à la demande du colonel Francis CONTAMIN, Monique EOCHE-DUVAL, animée de sa jeunesse d’esprit et de son inextinguible soif de servir, devient la marraine du régiment. Depuis, une relation très privilégiée s’est instaurée entre elle et le régiment de Roger devenu le sien. Jamais elle n’a manqué une cérémonie, ni l’occasion de s’immerger parmi les sapeurs et cadres d’Afrique.

C’est également en 2011, que Madame le Docteur Nora BERRA, Secrétaire d’état chargée de la santé, remet le 30 mars à Paris, au cours d’une cérémonie qui lui est exclusivement dédiée, l’insigne de Chevalier de la Légion d’honneur à madame Monique EOCHE-DUVAL.

Bien chère marraine, vous avez donné naissance et élevé quatre enfants dans l’amour de la France et dans le respect de sa vocation dans le monde. Vous êtes, avec le lieutenant-colonel EOCHE-DUVAL à la tête d’une admirable lignée de dix petits-enfants et dix arrière-petits-enfants, dignes fils et filles de France. Vous êtes l’aïeule d’un régiment auprès duquel vous vous êtes donnée avec ferveur.

Nombreux furent vos échanges épistolaires avec mes prédécesseurs et moi-même. Soyez assurée de notre profonde reconnaissance pour l’exemple que vous donnez à nos générations. Pour ma part, je conserve l’image de la femme énergique, de la jeune fille de 1943, de l’épouse, de la mère, de la grand-mère, de l’arrière-grand-mère dont l’influence considérable transparaît malgré la discrétion édifiante d’une auxiliaire toujours efficace et disponible.

Vive le 31e régiment du génie, Vive le souvenir de sa Marraine !

Le Colonel VENARD, Chef de corps du 31ième Génie

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