Décès du Lieutenant-colonel Paul RAYNAL

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Le Lieutenant-colonel Paul RAYNAL, est décédé le 12 octobre à Caylus, dans sa 88ème année.

             Il était Chevalier de la Légion d'Honneur depuis 1969, Officier de l'Ordre National du Mérite depuis 1979 et titulaire de la valeur militaire avec 3 citations.

            Ancien combattant en AFN, il a servi successivement au 1er Choc, au 14ème RIPC, au 1er Etranger, à la 13ème DBLE et aux FFA.

            ESMIA  Coëtquidan 1952/1953 Promotion "Union Française".

            Il était membre de multiples associations d'anciens combattants et patriotiques.

            Il a été Maire de Caylus de 1983 à 1989.

Raynal en tenue

 

Colonel RAYNAL, mon cher Paul, je prends la parole en qualité de camarade de promotion. Nous appartenons, en effet, tous les deux à la promotion « Union française » de Coëtquidan 1952-1954.

Nous ne nous sommes pas connus à cette époque car nous n’étions pas dans le même bataillon. Etant issu du recrutement semi-direct, tu étais au 2ème bataillon alors que j’étais au 3ème bataillon. Avant ton entrée à l’Ecole par la voie du concours, tu avais servi comme militaire du rang et sous-officier au 1er bataillon de choc et au 14e régiment d’infanterie parachutiste.

Tu es sorti de l’Ecole dans un très bon rang. Après l’Ecole d’Application de l’Infanterie en 1954, ta carrière s’est déroulée essentiellement dans la troupe où tu as souvent commandé.

Tu as servi longuement en Algérie à la Légion Etrangère. Au 1er régiment étranger à Sidi Bel Abbes à deux reprises. C’est là que tu as rencontré Louise qui deviendra ton épouse. A la 13ème demi-brigade de la Légion Etrangère et au 5ème régiment étranger d’infanterie.

Ce long séjour à la Légion illustre bien tes grandes qualités car dans ce corps on ne garde que ceux qui donnent satisfaction – Ceux qui font le « poids ».

Par deux fois, tu as été affecté en Allemagne dans l’infanterie portée puis mécanisée.

En France, tu as été en service au Fort d’Aiton en Savoie, comme chef de corps, au 81ème régiment d’infanterie à Sète et au centre mobilisateur de Magnac Laval en Haute-Vienne que tu as également commandé. Tu avais été promu lieutenant-colonel en 1976 et tu seras nommé colonel dans la réserve en 1984.

Tu as pris ta retraite en 1980.

Je ne veux pas clore cet exposé sur ta carrière militaire sans souligner ta grande rigueur dans le service et tes qualités psychologiques qui sont démontrées par les affectations très difficiles que tu as eues à la compagnie de discipline de la Légion Etrangère et à la compagnie de discipline des troupes métropolitaines au Fort d’Aiton.

Pour être complet, je dois dire que tu as été fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1969, Officier de l’Ordre National du Mérite en 1979. Tu es, en outre, titulaire de la croix de la Valeur Militaire avec trois citations.

A ta retraite, tu es venu vivre ici à Caylus dans ta maison du camp Del Bosc. Cette retraite, au moins à ses débuts, a été très active, tu t’es d’abord occupé du syndicat d’initiatives puis tu as été maire de 1983 à 1989. Ayant renoncé à te présenter pour un deuxième mandat, tu t’es investi à la société des membres de la Légion d’Honneur.

Je t’ai connu à partir de 1992 car c’est à ce moment-là que j’ai quitté le service actif pour m’installer à Montauban.

Immédiatement nous avons sympathisé et notre amitié s’est développée. Nous nous rencontrions souvent à l’occasion des réunions des diverses associations auxquelles nous appartenions. J’ai apprécié ta gentillesse, ta droiture, ta franchise, ta gaité et ton sens de l’humour. Depuis déjà quelques années, tu étais moins présent car tu étais préoccupé par la santé de ta femme, disparue il y a quelque temps. Ensuite c’est toi qui a eu des ennuis.

Te voyant peu j’ai pris l’habitude de te téléphoner et nos conversations étaient toujours joyeuses. Nous « refaisions le monde » ce qui je dois l’avouer n’a eu, jusqu’à maintenant, aucun effet. Lorsque tu as rejoint la résidence du Val de Bonnette nous avons continué nos contacts, je suis venu te voir et en juin de cette année, avec notre camarade de promotion Bernard Sirac, nous sommes venus déjeuner avec toi. Je t’ai parlé une dernière fois à la fin du mois d’août où tu m’as dit que tu n’avais pas souffert de la chaleur de l’été et que tu te sentais bien. Il est vrai que tu ne te plaignais jamais. J’avais l’intention de t’appeler ces jours-ci. Ta disparition ne l’a pas permis.

Avant de terminer mon petit propos, je tiens à présenter mes très sincères condoléances à tes proches, à tes sœurs en particulier.

Je garderai de toi le souvenir d’un ami fidèle, toujours de bonne humeur, ayant un jugement sûr et pondéré. Je te regrette profondément. Repose en paix, tu as bien servi notre Patrie, la France.

Général de Corps d’Armée Noël CHAZARAIN

 

Mesdames, Messieurs,

C’est avec une profonde émotion que je prends la parole devant vous en ce jour.

Nous savons tous que notre passage sur cette terre est une histoire qui a une fin… c’est ainsi.

Nous savions donc que notre ancien maire Paul Raynal n’échapperait pas, comme chacun d’entre nous, à l’écriture de ce mot tout au bout du film de sa vie

Mais ce mot… fin…., aussi abrupt soit –il, nous oblige toujours dans ces circonstances, à nous rappeler des événements, des moments, des anecdotes, des souvenirs qui ont jalonnés nos relations avec la personne disparue. Qui était-elle, ou plus exactement comment la percevions-nous ?

Unanimement estimé et respecté, Paul Raynal était une de ces personnalités discrètes mais non moins marquantes qui font la richesse de nos institutions communales.

Raynal 2015

Suite à sa carrière militaire, il n’avait pas hésité à relever le défit et avait accepté la charge de maire, charge qu’il occupa de 1983 à 1989. Après avoir servi son pays pendant de nombreuses années, il servit sa commune pendant 6 ans toujours avec cette même passion qui faisait de c’est homme ancré à de solides valeurs un magistrat reconnu et ardent défenseur de l’intérêt général.

« Je mettrai toute ma disponibilité, toute ma conviction et toute mon ardeur dans cette tache. Si je suis investi des responsabilités et je saurai les prendre, je serai aussi ouvert à toutes les suggestions et à toutes les critiques à conditions qu’elles soient constructives et orientées vers le but commun que nous nous sommes fixés. Je tiens à ce que chacun puisse s’exprimer personnellement et librement, mais qu’il sache aussi se mettre à l’écoute des autres et faire preuve de tolérance. Je vous demanderai du travail, de l’imagination, de la solidarité, de la sincérité et de la discipline ; en échange, vous serez assurés de toute ma confiance et je mettrai tout en œuvre pour que tous ensemble nous tirions le char de Caylus vers le progrès et le bien être ». Telle est la déclaration prononcée par Paul Raynal à l’adresse des conseillers municipaux lors de son investiture ce 20 mars 1983.

A travers ces quelques lignes sont exprimées quelques unes des valeurs de cet homme foncièrement bon : l’écoute, l’honnêteté, la tolérance, la disponibilité ; pour n’en citer que quelques unes.

Je ne l’ai pas personnellement connu à l’époque ou il exerçait son mandat, mais j’ai eu maintes fois au cours de ces dernières années, l’occasion de bavarder avec lui ….. et que nous racontions nous ? Entre autres des histoires de maire…. vous l’aurez tous deviné.

Bien qu’il ait quitté depuis longtemps ses fonctions, la vie de notre commune était toujours un sujet de grand intérêt pour lui, même s’il s’est toujours refusé à donner un avis sur les projets ou les modes de fonctionnement en cours, lors de nos discussions : « C’est votre affaire », me disait il « je suis trop âgé pour me permettre un avis dans ce domaine …. Tout juste un conseil et encore ». Humilité de l’homme et de l’ancien élu qui savait trop bien combien il est facile de dire, beaucoup plus difficile de faire.

De cette période ou il présidait aux destinées de notre commune, il m’a souvent parlé des difficultés auxquelles il avait du faire face, de la complexité bien que souvent enrichissantes des relations humaines, de ces moments de solitude auxquels il avait été confronté devant des situations difficiles. « Il m’arrivait parfois d’aller au conseil municipal avec la peur au ventre » m’avait il confié un jour.

Mais à la solitude passagère de l’exercice, et à toutes ses difficultés il existe également des moments plus chaleureux, plus conviviaux, ou le sentiment d’avoir œuvré pour le bien du plus grand nombre, grâce à la rénovation d’un bâtiment public, d’une rue, à l’accueil de nouveaux arrivants, au règlement d’un conflit de voisinage… procurent une joie simple, celle du devoir accompli. Et je sais qu’il a également vécu ces moments là ; il les a mérités.

Certains d’entre vous, ici présents, pour être à ses côtés lors de sa mandature, l’ont connu beaucoup mieux que moi ils pourraient donc certainement en parler avec plus de justesse. Beaucoup sont tout simplement là pour le remercier de son action au service de notre commune pendant ces 6 années. Tous peuvent témoigner que ses fonctions de maire ne l’avaient nullement détourné de ses amitiés de ses convictions. C’était un homme fidèle, fidèle en amitié, fidèle à son devoir de maire, fidèle à sa commune.

Mesdames et Messieurs, vous voir ici réunis en ce moment démontre combien était apprécié et respecté Monsieur Paul Raynal ; aussi en votre nom à tous me permettrez vous de lui adresser mes très sincères remerciements pour son action au service de notre commune et d’adresser à sa famille ici présente toutes nos condoléances et les assurer de notre plus profonde sympathie.

À titre personnel Mr Raynal, je puis vous assurer être tous les jours avec vous, ou plus tôt devrais-je dire vous êtes tous les jours dans mon dos sur le tableau accroché au mur derrière mon bureau qui fut le votre, tableau qui désigne les 43 maires qui m’ont précédé depuis 1790. Je sais donc que vous veillez sur nous et sur l’institution …. Nous ne vous oublierons pas.

Monsieur MAFFRE Christian, maire de Caylus

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