M. PETIT                                           Mon cher Jean-Pierre, chère Marie-Claude,
      Etre de vos amis est, pour nous, une part de bonheur. Notre tristesse en est plus vive aujourd'hui et nos pensées vont d'abord vers vous Marie-Claude, puis vers vos cinq enfants et leurs conjoints, vos vingt-sept petits-enfants et votre arrière petit-fils. Cette terre est bien sévère, qui sépare aveuglément ceux qui s'aiment et plonge les familles unies dans le deuil et la profonde tristesse.
     Repose en paix, Jean-Pierre ; tu as, comme l'écrivait Albert Camus, trouvé « un juste équilibre entre le sacrifice et le goût du bonheur, entre l'esprit et l'épée ». Toujours souriant et chaleureux, tu as vécu « avec ton cœur et tes tripes » le bonheur d'être militaire. Tu as aimé servir, tu as aimé la vie, tu as cultivé la fraternité, trouvant un juste équilibre entre la nécessaire disponibilité et la vie de famille, entre autorité et attention portée aux autres. Un de tes grands amis, ici présent, disait que s'il devait te définir en deux ou trois mots, il dirait chaleur humaine et humilité. Deux de tes magnifiques qualités.
     Né le 13 mars 1931, tu entres à l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr vingt deux ans plus tard, avec la Promotion « Ceux de Dien Bien Phu », dont quelques camarades sont des nôtres ce jour.
     Tu sors de Saint-Cyr dans l'Infanterie Coloniale et tu prends, en Algérie, la tête d'une section de Guinéens. C'était, alors, une troupe difficile à commander car son seul désir était l'indépendance.
     Tu sers ensuite au Sénégal, puis à Carcassonne, puis de nouveau dans une Algérie déchirée. Notre armée souffre. Période insupportable pour un jeune officier. Ils étaient alors bien lointains, les propos de Guillaume Apollinaire, dans ses Calligrammes
                                                           « Grâce Vertu Courage Honneur et ce n'est là
                                                                        Que la même beauté
                                                           En l'honneur de l'Honneur, la beauté du Devoir »
     Affecté au 1er RIMa, à Grandville, en 1963, tu décides alors de changer de vie. Un an plus tard, tu es admis sur concours dans l'Intendance des Troupes de Marine.
     Tu rejoins le Togo en 1969, après un passage par Grenoble.
C'est, ensuite, après diverses affectations, le Commandement de l'Ecole Militaire d'Administration de Montpellier (l'on ne l'avait encore ni déplacée, ni dissoute !). Moment intense et passionnant !
      Tu passes Commissaire Général de Brigade en 1986 et tu décides de partir en 2ème Section pour rejoindre Trauquebise, berceau de ta belle famille.
 
M. et Mme PETIT 02     Te donnant, alors, sans compter, à ta nombreuse et magnifique famille, tu restes proche des mondes militaire et civil, participant à la Section départementale de la Légion d'Honneur, à l'œuvre des campagnes pour le diocèse de Montauban et à la vie de ton secteur paroissial.
     Et pourquoi le taire ? Homme hyperactif, tu trouvais aussi le moyen d'être un cuisinier de grand talent.
Général, chevalier de la Légion d'Honneur, officier de l'Ordre National du Mérite, tu étais trop intelligent pour te prendre au sérieux, trop chaleureux et ouvert pour te replier sur toi-même, trop amical pour susciter l'indifférence, trop doué d'humour pour engendrer la mélancolie. Tu faisais toute chose simplement, sans effet de manche, heureux de partager une fraternité dont tu n'étais pas avare. La retraite oui, le long fleuve tranquille, très peu pour toi.
    Tu reposes désormais et, comme le Général Bigeard, tu peux dire « Mes Guerres sont terminées, à qui ont-elles servi ? Et pourtant, je n'ai vécu que pour la Grandeur de ma Patrie ».
    Tu nous manques déjà. Ton sourire et ta gentillesse nous étaient nécessaires. Nous restons proches de vous, Marie-Claude, dans l'amour d'un magnifique ami trop brutalement arraché à notre affection.
    Repose en paix, Jean-Pierre, tu nous as tous marqués et tu resteras là, au creux de nos cœurs.

                                                   Eloge funèbre prononcé par le Général de Corps d'Armée (2S) Jean-Claude Bertin

 

Hommages de son fils Dominique (cliquer pour télécharger)

bandeau-tarnetgaronne

 

Flash-01

derniereminute

16/12/2018
HORLOGE
Heure :
Free business joomla templates