Décès du Lieutenant-colonel André MIGNOT
                                                Chevalier de la Légion d'Honneur
                                                  Décédé le 2 février 2008

Mignot photo

   Madame MIGNOT, vous avez souhaité qu'en tant que jeune dans le service du Génie formé à l'école du Lieutenant-colonel MIGNOT, je retrace la carrière militaire de votre mari. C'est d'autant plus un honneur que j'avais une très haute estime pour mon ancien ; ses conseils toujours pleins de sagesse et de bon sens étaient très appréciés de ses subordonnés dans les moments difficiles.


    Le Lieutenant-colonel MIGNOT a consacré au service de son pays 34 années dont plus de 7 années en séjours opérationnels Outre-mer, au cours desquels il a mérité 3 citations.
    André MIGNOT est né à SEPTFONDS le 18 novembre 1923.
    Appelé de la classe 1943, il effectue un stage obligatoire aux chantiers de jeunesse en Dordogne, qu'il quitte à l'occasion d'une permission exceptionnelle pour servir dans les Forces Françaises de l'Intérieur.
    Le 14 mai 1944, il signe un contrat d'engagement pour la durée de la guerre. Mis à la disposition du Bataillon de marche du Tarn-et-Garonne, il prend les fonctions de sergent comptable. Le 4 décembre 1944, son Bataillon, composé de 700 volontaires, quitte la caserne Guibert de MONTAUBAN pour rejoindre la POINTE de GRAVE. Il participe avec son unité, du 14 au 22 avril 1945 aux opérations de nettoyage de cette région et à la prise de SOULAC.
Nommé Sergent le 15 août 1945, il est muté au 38° régiment d'Infanterie qui assure la garde de la frontière à WISSEMBOURG. Puis, il est affecté en RHÉNANIE.
    En juin1946, il est muté à PAU, à l'École des Troupes Aéroportées à l'encadrement des jeunes appelés.
   En juin 1947, Il est admis à l'École Interarmes de COËTQUIDAN – promotion du « Nouveau Bahut » - où, à la sortie, il choisit l'arme du Génie.
   Nommé Aspirant d'active à la sortie de l'École du Génie d'ANGERS, en octobre 1948, il reçoit une nouvelle affectation pour l'Allemagne.
   En 1950, il est détaché à l'École d'application du Génie à ANGERS comme instructeur pour les élèves officiers de réserve. Période où jeune marié, il est confronté aux difficultés de logement. Jeune Lieutenant, il est désigné en 1951 pour servir en INDOCHINE ; il est affecté au 71 ° bataillon du Génie, puis détaché auprès de la Mission militaire française du Génie Vietnamien. Ses supérieurs l'estiment et le jugent en termes élogieux :


« Officier du Génie de combat de grande valeur, courageux et plein d'allant, par ses qualités techniques et morales est un exemple constant pour ses hommes ».


    Ses qualités d'officier et ses actions comme chef de section sont récompensées par l'attribution de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieures avec deux citations.
   Après un congé de fin de campagne, il rejoint, en avril 1954, le 31° régiment du Génie à PORT LYAUTEY où il assure successivement les fonctions de Commandant de compagnie puis d'officier adjoint au Chef de corps.
   Nommé Capitaine en 1956, il obtient le certificat technique des Travaux du Génie à VERSAILLES.
Il est affecté successivement à la Direction des travaux du Génie de POITIERS, puis à l'arrondissement d'ANGOULEME avant d'accomplir un séjour de deux ans en ALGERIE pour effectuer son temps de commandement de capitaine à la tête de la 971° compagnie d'électromécaniciens dans la région de SOUK-AHRAS.
Il est de nouveau cité à l'ordre de la Division pour son action sur le barrage électrifié tunisien.
De retour en métropole en 1962, il est affecté à MONTAUBAN comme chef d'arrondissement des travaux jusqu'en 1967. Pendant cette période, il assure la conduite de très gros chantiers de travaux neufs, les casernements neufs de Castelsarrasin et de Caylus
D'août 1967 à juillet 1970, il fait son temps de troupe comme Chef de bataillon au 15° régiment du Génie de l'air à TOUL.
À nouveau affecté dans le Service des travaux du Génie comme chef d'arrondissement de ROUEN, il conduit avec efficacité le chantier du casernement neuf du ROUVRAY.
    Nommé au grade de Lieutenant-colonel, il rejoint la Direction de travaux de MONTAUBAN où il assure les fonctions de Directeur-adjoint.
Il est mis, sur sa demande, en position de retraite à compter du 17 juillet 1979.


    Officier dans l'Ordre National du Mérite et Chevalier de la Légion d'honneur.


    Madame MIGNOT, Nicole, Jean, Laurent, Fabien, Jérôme et Maxime, nous partageons votre peine, mais si cela peut l'atténuer, votre mari, votre papa, votre papou était un homme dévoué, généreux, ami fidèle, en un mot, un homme de bien.
    Vous pouvez être fier de lui.


Mon Colonel MIGNOT, mon ancien, comme vous le disiez si bien à la fin de votre carrière militaire,
                                                                             « La boucle est bouclée »,
Nous vous disons Merci et Adieu.


Éloge prononcé par le Général (2°S) Alain GAUTIER


Hommage des Polonais


     Madame,
     C'est avec une vive émotion et une profonde tristesse que je viens d'apprendre la disparition de votre mari.
Permettez-moi de lui témoigner la profonde reconnaissance de la Pologne pour son action infatigable dans la restauration et la sauvegarde du mémorial des officiers polonais du camp de Jude ainsi que des documents retrouvés sous la chapelle.
    La chapelle dédiée à la Vierge de Czestochowa par ces officiers détenus en 1941 dans ce camp restera associée à sa mémoire, car nous savons, tous, les efforts qu'il a déployés, avec votre aide, en tant que Maire et Président de l'association des Anciens Combattants de Septfonds pour préserver ce devoir de mémoire.
    J'ai eu souvent, lors de nos rencontres à Septfonds à l'occasion de la Commémoration du 8 Mai, le plaisir de l'écouter évoquant les souvenirs qu'il avait gardés des soldats polonais durant la guerre. L'officier, qu'il était, parlait avec beaucoup de respect de leur courage et de leur valeur militaire.


Ambassade de Pologne


L'oratoire polonais de Septfonds

 

Mignot Oratoire

  Depuis deux siècles, les Polonais partagent les luttes et les espoirs de la France. Leur engagement a été absolu pendant les deux guerres mondiales. Des monuments, partout sur le sol de France, rendent hommage à leur bravoure et à leur loyauté : à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), au cimetière polonais d'Aubérive (Marne). Place de Varsovie, à Paris s'élève une statue, œuvre du sculpteur français André Greck, commémorant l'héroïsme des polonais qui ont participé à la défense et à la libération de la France pendant le deuxième conflit mondial. Dans le grand Sud-ouest, signalons les monuments de Pau-Idron et de Port-Vendres : ce dernier rappelle la part déterminante des aviateurs polonais intégrés à la Royal Air Force dans la bataille aérienne de 1940-1941, avec ces mots
    Un édifice, à bien des égards plus modeste, s'élève aux bords du camp de Judes, près de Septfonds, dans le Tarn -et-Garonne. Il s'agit d'un simple oratoire, d'une "kapliczka", comme on en rencontre le long des routes de Pologne, et qui relèverait plutôt de l'art populaire ; il fut édifié par vingt officiers polonais détenus au camp. Ce point minuscule dans la grande histoire concentre pourtant en lui des renseignements qui ne sont pas dénués d'intérêt.
    La restauration de l'oratoire, effectuée en 1995 à l'initiative du maire Monsieur André Mignot, a fait découvrir, contenus dans une bouteille, elle-même scellée dans un socle de béton, deux manuscrits signés par les vingt officiers ; une vingt-et unième signature est celle de la femme de l'un d'eux. Le premier manuscrit, bilingue, expose, en français et en polonais, les conditions dans lesquelles fut construit l'oratoire consacré le 29 juillet 1941. Le second, entièrement en polonais est rédigé en versets bibliques, se situe dans la grande tradition poétique de l'Émigration polonaise.

Histoire du camp de Judes - www.septfonds.com

 

 

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