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Sortie d’automne inter-associations

jeudi 22 septembre 2016

LAVAUR et le PASTEL

         Les vingt neuf passagers de la balade proposée cette année par l'AOR 82 se sont retrouvés, un peu avant huit heures, ce jeudi 22 novembre devant l'arrêt de bus d'Eurythmie pour embarquer dans le car devant les conduire à Lavaur.

Dès le départ, le Président Christian DOUMERC souhaitait la bienvenue à tous avant de céder le micro à Jacques BLANDINO, l'organisateur avec Christian BENARD de cette journée découverte. Jacques BLANDINO nous a rappelé le déroulement des activités qui nous attendaient et que nous allons maintenant découvrir.

Arrivés vers neuf heures trente, un peu en avance sur l'horaire du rendez vous avec notre guide, nous avons eu le temps de boire un petit café et l'occasion de visiter l'unique toilette du lieu particulièrement visitée.

À dix heures, nous étions devant la mairie, point de départ de la découverte qui commença par un rappel historique de la cité. Cette dernière est déjà mentionnée comme une petite ville fortifiée en 1025. Elle fut un des lieux de résistance du catharisme prise par Simon de MONTFORT avant de devenir un évêché vers 1300. C'est à partir de ce socle historique que l'on va découvrir les vestiges de son passé dans le centre ancien de la ville.

De la mairie nous avons rejoint les jardins de l'évêché où se situait l'emplacement de l'ancien palais épiscopal ; aujourd'hui, c'est un bel emplacement arboré de magnifiques cèdres. On y découvre aussi une statue de Las Cases, le mémorialiste de Napoléon. Las Cases était un Vauréen, nom des habitants de Lavaur. Avant d'entrer découvrir la cathédrale Saint-Alain, notre guide nous fait découvrir à partir du chevet de ce monument un magnifique point de vue sur la vallée de l'Agout qui coule au pied de la ville. On était censé y découvrir sur la rive droite de l'Agout, le pigeonnier le plus ancien du département du Tarn, daté de 1614.

La cathédrale Saint-Alain, chef d’œuvre de l'architecture gothique méridionale construite à partir de 1255 a subi de nombreuses transformations au gré des évêques qui s'y sont succédé. A l'intérieur, en raison des travaux de rénovation en cours et du vacarme généré, peut-être volontairement par les ouvriers, il a été difficile de suivre les explications, pourtant intéressantes, de notre guide. Néanmoins, on a pu y découvrir des peintures en trompe l’œil tout à fait remarquables. Pris par les explications, nous avons, pour quelques uns, manqué le spectacle du jacquemart qui a sonné les onze coups de 11 heures.

Nous avons ensuite rejoint l'esplanade du Plô, site primitif de l'histoire urbaine de Lavaur sur lequel se trouvait le castrum, terme qui désignait le camp d'une Légion romaine. Aujourd'hui, ce site est transformé en esplanade publique qui surplombe la vallée de l'Agout.

De là nous, avons rejoint le restaurant en admirant au passage de magnifiques façades à pan de bois et aperçu le sommet d'un pigeonnier coiffé d'un toit «en casque à pointe».

Après cette découverte pédestre du centre historique, nous étions ravis d'atteindre le «Pastelier», le restaurant qui nous attendait pour un succulent repas.

Succulent est bien le qualificatif qui convient pour définir le repas que nous avons tous particulièrement apprécié. On aurait pu aussi dire qu'il était savoureux, goûteux, délicieux, excellent …...bref ce fut un bon repas grâce au choix de nos fins gourmets organisateurs.

Le programme de la première partie de l'après midi allait nous faire découvrir la fameuse cocagne. Direction le château de Magrin situé à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Lavaur A notre arrivée, le propriétaire nous a accueilli et présenté le château qu'il a lui même restauré. Ce château, classé monument historique, abrite le musée du Pastel. Notre hôte nous précise pour terminer la présentation historique des lieux qu'à l'origine il a été bâti sur un oppidum romain dont la position à 330 mètres d'altitude domine tout le Lauragais et l'Albigeois. Notre bon vieux roi Henri IV y trouva refuge en 1585.

Madame Rufino, l'épouse du propriétaire, nous a ensuite expliqué, de manière fort érudite et intéressante, ce que fut l'épopée du pastel, cette plante légendaire qui à partir de ses feuilles donnait cette couleur bleue exceptionnelle en teinture comme en peinture.

L'âge d'or du pastel remonte au XVI° siècle où on en exportait entre 40 000 à 60 000 tonnes. Par ses retombées économiques le pastel forge la légende du pays de cocagne dans le triangle Albi – Toulouse- Carcassonne.

Après nous avoir montré des pieds de pastel, nous allons suivre le processus de transformation. Les feuilles cueillies sur le pied sont ensuite amenées au moulin pastelier, grosse meule de pierre qui écrase les feuilles. La pâte obtenue est alors recueillie à la main et compactée. C'est cette boule qui est appelée la cocagne qui sera ensuite mise à sécher pendant environ six mois. Écrasée et humidifiée la cocagne est transformée en agranat formé de granulats noirâtres résultat d'une longue préparation et de la fermentation des coques. L'urine animale, puis l'urine humaine étaient utilisées pour fixer la couleur. La « fleur de pastel » recueillie sur les bords du moulin sera utilisée pour teinter les charrettes et les jougs des animaux de trait et aurait également la propriété d'éloigner les mouches et de préserver le bois. La couleur obtenue pour cet usage porte le nom de bleu charron.

La visite se termine par la présentation d'un authentique séchoir à cocagne.

La dernière partie de notre escapade au pays de cocagne prévoyait la visite de la cave «D'en Ségur» et une promenade en petit train. Compte tenu de l'heure, les organisateurs ont «zappé» la visite de la cave pour nous amener à Saint-Lieux-les- Lavaur où nous avons retrouvé un petit train touristique dont l'animation est assurée par une association de bénévoles. Après quelques explications sur l'association et le matériel utilisé : deux locomotives à vapeur et 2 locomotives diésel, le petit train nous a baladé jusqu'au jardin des martels. (4 kilomètres aller-retour en 50 minutes, une vraie concurrence au TGV). Les nostalgiques des trains à vapeur ont peut-être été déçus puisque nous avons été tractés par une locomotive diesel mais honnêtement c'était mieux ainsi.

La toute dernière étape, la bienvenue, ce fut la halte à Giroussens où profitant d'un magnifique panorama les rafraichissements arrivaient fort à propos.

Il était vingt heures quinze quand le bus nous a déposés. Auparavant, Christian DOUMENC a tenu à remercier le conducteur et nos organisateurs, Jacques BLANDINO et Christian BENARD de cette magnifique journée et aussi à passer le relais à une autre association pour la prochaine sortie. Ce à quoi, il semble judicieux de répondre, pourquoi changer une équipe qui gagne?    

Ainsi s'achève une journée bien remplie, fort instructive, qui nous a permis de mesurer la richesse de notre patrimoine et de notre histoire. Le seul bémol, c'est le nombre réduit de participants. J'espère que la relation de cette journée leur donnera envie d'assister à la prochaine sortie.

02 Jardin de l'eveche  03 Facade typique  04 Pigeonnier 05 La voute de la cathedrale
          Jardin de l'évêché         Façade typique      Pigeonnier à pointe     Cathédrale Saint Alain
 07 Statue  08 Chateau de Magrin 01  09 Chateau de Magrin 02  10 La proprietairel
          Statue      Château de Magrin        Château de Magrin   La propriétaire devant les
         plans de pastel
11 Le moulin pastelier  12 Le jacquemart  13 Le petit train 14 Une loco
     Le moulin pastelier

         Le jacquemart

       Le petit train     Loco à vapeur au dépôt

Gilles Lattes

 

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