Esacapade gersoise - Jeudi 3 octobre

 

Ce jeudi 3 octobre nous étions une quarantaine de « touristes » prêts à découvrir ce que le programme, concocté par Monsieur et Madame Detailleur, nous avait réservé. A 8 heures trente comme prévu, le car prenait la route pour nous emmener à L'Isle-Jourdain,petite localité du Gers, située entre Toulouse et Auch. A peine débarqués sur la place du « petit capitole » ,bâtiment municipal ainsi baptisé pour sa ressemblance avec celui de Toulouse, nous avons été répartis en deux groupes pour faire les visites prévues au musée campanaire et à la maison de Claude Augé situés respectivement de part et d'autre de la place.

 

Le centre-musée Européen d'art campanaire, tel est son nom, est installé dans une ancienne halle aux grains inscrite à l'inventaire des Monuments historiques. On est déjà agréablement surpris en entrant de découvrir le « contenant » avant d'en voir le contenu. Ce dernier nous est présenté par un guide passionné. On découvre ainsi les étapes de fabrication de la cloche : moules, décors, outils, techniques de coulée. Après avoir expliqué la fabrication, l'histoire, les traditions et les pratiques sur les différentes cloches le guide nous présente une horloge à automates du XIX ° siècle. La complexité du mécanisme créé par un artisan horloger n'a pu permettre de restaurer cette œuvre d'art tout au moins de trouver un horloger « contemporain » apte à cette restauration . Une démonstration au carillon nous fait découvrir le monde des carillonneurs et les claviers d’entraînement pour leurs apprentis. Dans la poursuite de la visite on rencontre des objets des cinq continents : cloches orientales et africaines côtoient grelots, hochets, bijoux sonores amérindiens et tambours mélanésiens. En revenant à la création locale on découvre le subrejoug ou clocher de joug qui est un outil rural ,fonctionnel et sonore devenu objet d'apparat pour son propriétaire . Pris par l'impitoyable horaire nous avons du écourter la visite sans avoir pu approfondir la partie réservée aux sonnailles destinées aux animaux clochettes, cloches et grelots. De même nous n'avons pu évoquer la cloche comme accompagnement de l'homme dans sa quotidienneté de la naissance à la mort, dans les joies et les souffrances, dans l'indispensable comme dans la futilité. Cloches de bateaux, d'école, de ring de boxe, clochette de table, souvenirs de guerre, hochets d'enfants, jouets, grelots de Noël. C'est du moins ce que dit le prospectus du musée.

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Confection du moule Horloge à automates XIX°siècle

Verrière escalier d'honneur

de la maison Augé

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Vitraux sur les fenêtres

de la maison Augé

 Château de Caumont Détail de la cour

Nous avons ensuite traversé la place pour aller visiter la maison Claude Augé classée monument historique. Claude Augé, créateur du Petit Larousse Illustré est né le 31 octobre 1854 à l'Isle-Jourdain. Le succès de ses publications lui donna une aisance matérielle substantielle ce qui lui permis de devenir un mécène apprécié dans sa ville natale. A l'intérieur de la maison de nombreuses fenêtres possèdent des vitraux dont au premier étage le vitrail de la semeuse emblème des éditions Larousse. Les plafonds sont décorés de moulures et de rosaces. Chaque pièce a sa cheminée de marbre. L'escalier d'honneur est éclairé par une magnifique verrière.

 

L'étape suivante de notre visite nous a conduit au château de Larroque où un excellent repas nous attendait. Toutes les conditions étaient remplies pour apprécier ce moment de détente : très beau cadre, service efficient, menu attractif et convivialité à toutes les tables. Cette ambiance quelque peu euphorique à la sortie du restaurant était nettement perceptible . Peut-être que le vin qui accompagnait notre repas n'était pas tout à fait étranger à ce phénomène.

 

Le château de Caumont était la dernière visite du programme de cette journée. Perché sur les rives de la Save son site et sa silhouette lui ont valu le surnom de manoir de la belle au bois dormant. On le découvre caché au milieu de ses 50 hectares de bois au détour d'une piste quelque peu étroite. Bâti à la Renaissance il a vu naître le Duc d’Epernon, un des favoris d’Henri III et compagnon d'Henri IV auprès duquel il se trouvait lors de son assassinat par Ravaillac. Notre guide, charmante maîtresse des lieux, Madame de Castelbajac nous a présenté cette vénérable bâtisse historique avec érudition et un humour particulièrement apprécié. A cette occasion elle nous a appris que pendant la Restauration, la Légion d'Honneur qui avait été conservée par la royauté, était à l'effigie d'Henri IV. Les pièces visitées, chargées de souvenirs, sont autant de lieux qui nous font pénétrer de plain-pied dans l'histoire de France telle la chambre royale qui avait accueilli pour quelques nuits le vert-galant Henri IV. Ce château a une âme, il ne se conte pas il se visite. C'est ce que nous avons fait avec un grand plaisir.

 

De retour à Montauban vers 19 heures trente nous étions conscients d'avoir eu le plaisir de partager une agréable journée et d'avoir découvert des sites culturels intéressants. Encore un grand merci aux organisateurs qui méritent bien toute notre reconnaissance.

Colonel Gilles LATTES

 

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