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La névrose traumatique : un trouble de guerre différé...
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Durant la conférence du Professeur Savelli./ Photo DDM,C.L

Dans le cadre de son cycle de conférences mensuel, la DMD 82 (délégation militaire départementale) a convié le professeur André Savelli au quartier Guibert. L'ancien neuropsychiatre, professeur agrégé du Val de Grâce, a évoqué la névrose traumatique (NT)...Cet ancien médecin militaire auteur d'ouvrages de référence sur la question, a rapidement capté son auditoire composé de militaires (généraux, médecins, mais aussi pompiers, services de l'État) ayant répondu à l'appel du colonel Pilette commandant la BdD , DMD 82 et du colonel de réserve Mario. «La névrose traumatique fait désormais l'objet d'une prise en charge sérieuse dans les armées», assura le professeur Savelli en évoquant une réalité ignorée il n'y a pas si longtemps encore, au sein des armées.
           

  Un syndrome longtemps ignoré dans les armées


«Avant ignorait ce syndrome. On qualifiait même de lâches, les militaires en proie à ces problèmes. Ceux qui se plaignaient étaient rares. Ils se sentaient coupables». L'envoi pour la première fois lors de la guerre du Golfe (1991) de psychiatres et psychologues sur le terrain, marqua le début de la considération de la névrose traumatique. Ces troubles résultant des scènes d'horreur vécues par les personnels sur les théâtres d'opérations. «Aujourd'hui, il y a un sas de retour obligatoire pour les soldats de retour de guerre», le professeur précisant que tous les témoins de ces scènes, ne sont pas égaux face à la névrose traumatique. Certains ne ressentiront aucun trouble malgré les visions et les situations endurées. D'autres nourriront des troubles pouvant engendrer des déviances gravissimes (alcool, violence...) quand les images de mort violente semblent avoir été gravées dans leur cerveau. Une réalité qui vaut de la même manière pour les civils confrontés aux attentats . D'où le développement de la prise en charge des NT dans le sillage des premiers attentats subis sur le sol français, dès 1994 et l'attentat du RER Saint-Michel.

Lucrèce, Charles VII et Charles IX, les G.I de retour du Vietnam...

La névrose traumatique, «Une névrose qui n'a pas dit son nom durant très longtemps» expliqua encore le professeur en plongeant dans sa culture d'hommes de lettres qu'il est également (le professeur Savelli est membre de l'Académie des Sciences et Lettres de Montpellier) pour appuyer son propos, soulignant le «syndrome de répétition» détecté sur Lucrèce (100 avant JC), la phobie de Charles VII victime d'un accident à La Rochelle ou celle de Charles IX traumatisé par les massacres de la saint Barthélémy. Plus récemment, le retour des G.I du Vietnam conduisit l'armée américaine à s'occuperdeses vétérans traumatisés par l'enfer vécu face aux Viêt-Cong.
Cette conférence avait pour objet de sensibiliser les forces militaires et les personnels soignants à la réalité d'une pathologie aujourd'hui identifiée... Une conférence que le professeur Savelli n'a pas donnée à Montpellier où il est implanté «car il n'y a plus de militaires là-bas». A Montauban et en Tarn-et-Garonne, il savait trouver un auditoire intéressé.
                                                                                                                                                                   Pierre Mazille

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