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2017 07 21 La depeche 00

Colonel Tricand-de-la-Goutte : «Les parachutistes aiment Montauban»

 

Le colonel Tricand de la Goutte chef de corps du 17e RGP depuis 2014 rejoint l'école du génie d'Angers. Le 20 juillet il cédera son commandement au lieutenant-colonel Thiebaut qui était en charge des équipements du génie à l'état-major.

Un temps de commandement inhabituellement long. Le colonel Thierry Tricand-de-la-Goutte sera resté trois ans à la tête du 17e RGP (régiment de génie parachutiste). Un bail prolongé pour des questions propres au fonctionnement de ce régiment parachutiste. Fait peu ordinaire au «17», son successeur, le lieutenant-colonel Thiebaut n'est pas issu des rangs parachutistes. Le chef de corps «descendant» veut y voir une opportunité pour «casser les habitudes». À la tête du «17», le colonel Tricand de la Goutte aura projeté à plusieurs reprises son régiment dans le cadre de l'opération Barkhane, en Irak, sans oublier l'opération Sentinelle. À l'heure du bilan, le chef de corps salue «la qualité des hommes qui servent et la qualité des jeunes qui s'engagent, prêts à bondir», légitimement fier de «la spécificité unique en Europe de ce régiment de génie parachutiste».

Votre commandement a-t-il été conforme à vos attentes ?

il fut plein de surprises. En août 2014, l'armée de terre était dans une phase de déflation de ses effectifs. Puis sont intervenus les attentats de Paris. D'une armée de terre qui cherchait à perdre des effectifs on a assisté à une remontée en puissance. Pour le «17», ça s'est traduit par de nouveaux effectifs. Nous avons armé une nouvelle compagnie. On est passé de 120 recrues jeunes par an à 200. Ce fut donc une période très dynamique. Les rangs de nos compagnies se sont rajeunis. L'inattendu ce fut aussi le changement de portage des opérations. On reste toujours sur les opérations au Sahel qu'on connaît depuis 2013, mais l'opération Sentinelle a changé les choses.

Ce commandement correspondait à votre 4e passage au «17». Vous y étiez lors de la dissolution de la 4e compagnie qui a été recréée sous votre commandement. Coïncidence ?

En 2003, j'ai effectivement dissous cette 4e compagnie et rendu le fanion au chef de corps de l'époque, le colonel Dominguez. Il se trouve que c'est moi qui ai ressorti ce fanion pour le donner à un nouveau capitaine. Notre saint patron, Saint Michel, fait parfois des clins d'œil sympathiques.

Quelle est la légitimité de cette nouvelle compagnie ?

En fait c'est à la fois Sentinelle mais pas… La 4e compagnie est une compagnie de combat opérationnelle appelée à faire Sentinelle, mais aussi les opérations extérieures.

Le «17» a toujours été tourné vers les Opex. Sentinelle a-t-elle modifié la culture du régiment ?

En fait, il ne faut pas parler du régiment en Opex à l'imparfait. Oui il y a un effort conséquent fait sur Sentinelle mais le régiment n'a jamais cessé d'être projeté à l'extérieur. La preuve, en 2015, le «17» était massivement projeté dans le cadre de Barkhane avec sa 2e compagnie et la compagnie d'appui. On a ouvert le poste de Madama au Niger au printemps 2016 et le régiment est parti en Irak pour l'instruction des troupes irakiennes au plus fort de l'opération Chamal. Depuis 2013, nos commandos n'ont pas cessé d'être engagés sur le Sahel avec des opérations aéroportées qui se sont succédé. Encore dernièrement on a envoyé une section en alerte Guépard (N.D.L.R. : départ en urgence)… Il y a Sentinelle, mais les départs en Opex n'ont jamais cessé

Quelles projections sont prévues en 2018 pour le régiment ?

On a une bonne visibilité sur ce qui va se passer au «17» d'ici l'été 2018. Ça va commencer en Guyane des janvier. Au printemps on va voir partir des détachements en côte d'Ivoire, au Sahel en Nouvelle-Calédonie et outre-mer, ainsi qu'un détachement en Irak.

Où en est le réaménagement du site Seita ?

On a récupéré ce site il y aune dizaine pour valoriser son potentiel. On y a réalisé des pistes d'audaces et construit un ensemble de petits bâtiments pour le combat en zone urbaine. Là à 20 mètres du quartier, on a donc la possibilité d'apprendre les fondamentaux de ce type de combats. Pour le reste, nous voulons créer une zone dédiée à l'accueil des nouveaux VAB (N.D.L.R. : véhicules de l'avant blindé) promis pour 2020-2022.

Vous allez rejoindre l'école du génie à Angers. Pour quelle mission ?

J'ai le bonheur d'être affecté à l'école du génie d'Angers que je connais bien, ce sera mon deuxième séjour là-bas, pour y être directeur des études et de la prospective. Je vais m'occuper de l'avenir de tous les équipements du génie, mais aussi de la doctrine d'un génie qui protège les troupes, ouvre les voies, parfois détruit avec de l'explosif mais secourt aussi. La BSPP (N.D.L.R. : pompiers de Paris) et la sécurité civile sont dans notre périmètre. Mais avant, je vais faire une scolarité de six mois au collège de l'Otan à Rome.

Quels souvenirs de Montauban garderez-vous ?

Cette douceur de vivre, celle d'une région tournée vers tous les horizons, le Quercy blanc, Toulouse, le Gers, Cahors… Le souvenir aussi d'une population très accueillante, détendue, car ici les gens ont un cadre de vie unique. Souvenirs de rugby bien sûr avec Sapiac et l'USM, et d'une simplicité des rapports avec les petites communes. Les Montalbanais aiment leurs parachutistes et les parachutistes aiment Montauban.

Propos recueillis par Pierre Mazille.

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